Bénin : Le gouvernement veut essoufler le mouvement de grève

Bénin : Le gouvernement veut essoufler le mouvement de grève

Les organisations syndicales Cgtb, Csa-Bénin et Csub, ont à la surprise générale, jeté l’éponge dans leur mouvement de grève. Une action intervenue au

Bénin: La vraie raison de l’échec du projet Talon, selon moi !

Les organisations syndicales Cgtb, Csa-Bénin et Csub, ont à la surprise générale, jeté l’éponge dans leur mouvement de grève. Une action intervenue au moment où les travailleurs continuent de réclamer la rétrocession des défalcations sur salaires.

C’est la politique de diviser pour régner du gouvernement qui est en marche, et qui œuvre depuis le début de la crise sociale, à affaiblir les forces des organisations syndicales en grève.

Les confédérations syndicales la Cgtb, la Csa-Bénin et la Csub, ayant unilatéralement levé la motion de grève, ont simplement aidé le gouvernement à déséquilibrer le mouvement de grève générale en cours, pour mettre en péril la satisfaction des revendications. Tout est parti du vote par l’assemblée nationale, de la loi portant droit de grève, et de son annulation par la Cour constitutionnelle. Le gouvernement, pour punir les organisations syndicales qui ont déclenché des mouvements de débrayage, a décidé de procéder à des défalcations sur salaires, pour fait de grève.

Le gouvernement ne digère pas ce revers qu’il a subi, et il emploie tous les moyens pour ridiculiser les travailleurs en grève. La première action était de déclarer l’illégalité de la grève des travailleurs, suivie d’une menace de radiation s’ils ne renonçaient pas au mouvement. Au départ, toutes les tentatives d’affaiblir la grève ont échoué, mais le gouvernement voulait coûte que coûte arriver à bout de cette situation, par des subterfuges qui saliront l’image des syndicalistes.

Depuis, on entendait des propos très conciliants de certains secrétaires généraux de confédérations et centrales syndicales, qui suscitent des inquiétudes. En illustration, les déclarations du secrétaire général de la Confédération des syndicats autonomes du Bénin (Csa-Bénin), qui en voulant plaider le cas du Capitaine des eaux et forêts Patrice Trèkpo, lors de la rencontre des responsables syndicats avec le chef de l’Etat, a presque versé dans les salamalecs. En lieu et place du dialogue social franc et sincère, le gouvernement recourt à d’autres moyens pour amener certaines centrales syndicales à faire défection, au point où leur communiqué de suspension de la motion de grève ne rencontre pas l’assentiment des militants à la base. Ceux-ci grondent et protestent contre cette décision des responsables syndicaux. Dans les établissements scolaires publics, seuls les enseignants vacataires occupent les apprenants. Sinon, c’est le calme plat, surtout à l’intérieur du pays.

En amenant certaines organisations syndicales à se désolidariser de la grève, le gouvernement réussit à diviser le bloc fort et dur qui regroupait les 7 centrales syndicales. Conséquences, ce grand groupe de pression aura tôt fait d’être scindé en 2. Mais l’on se pose la question de savoir si les autres centrales syndicales pourront échapper aux manœuvres de déstabilisation du pouvoir. Le gouvernement utilise des méthodes dilatoires pour provoquer l’essoufflement du mouvement de grève, parce qu’il sait que les travailleurs en cessation de travail seront fatigués d’attendre en vain. Ainsi, les revendications des travailleurs ne connaitront plus de satisfaction. C’est aussi une façon de décourager le militantisme syndical. Les responsables syndicaux ont le devoir de sauver l’intérêt général, au lieu de suivre leurs intérêts individuels qui finiront par les faire tomber devant l’adversaire, et périr par la suite. Malheureusement, les trois (03) responsables syndicaux défaitistes sont déjà tombés, et ils risquent de disparaitre totalement de la scène syndicale…

Commentaires

Commentaires du site 6
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    Azanhouan Il y a 8 mois

    Une surprise désagréable attend les grévistes dans les jours à venir Ils n’auront leurs yeux que pour pleurer

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    Remocrate Il y a 8 mois

    Au contraire, les grévistes s’esssoufflent.

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    Madampol Il y a 8 mois

    Malheureusement non. C’est le Bénin qui perd dans cette histoire. Il est temps de penser un peu au grand nombre

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    OLLA OUMAR Il y a 8 mois

    Talon et son gouvernement va se ruiner un peu plus , à vouloir diviser les syndicats .
    Même s’ils réussissent , ils auraient essuyé un échec , parce qu’une fois encore ,ils auraient été démystifiès , ce sont des apprentis dictateurs en pacotilles 

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    Amaury Il y a 8 mois

    C’est normal que le gouvernement cherche à essouffler le mouvement; c’est de bonne guerre. Souhaitons seulement que la sagesse préside à la construction de l’édifice.

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      Madampol Il y a 8 mois

      Exactement mon point de vue. La grève comme nous la vivons est-elle réellement le seul moyen de se faire entendre. Prendre en otage toute une population, surtout la plus fragile, pour réclamer ce qu’on estime être son dû me gêne énormément. Concernant la dispute sur les dévaluations, pourquoi ne pas s’en remettre à un tribunal pour dire le droit, la cour suprême devrait être en position de le faire. Ça aura en plus l’avantage de créer un précédent, une jurisprudence ? sur laquelle les futures disputes seront réglées