Bénin: Les troublantes révélations sur le Cames

Bénin: Les troublantes révélations sur le Cames

Dans la tête d’étudiants et d’universitaires de plusieurs générations, le CAMES, est l’institution de référence dont personne n’ose contester ou contredire les thèses ou idées, émanent de ceux qui se vantent d’avoir eu sa promotion.

Cames : 13 enseignants reçus dans l’ordre international des palmes académiques

Avec la sortie de ce livre, un mythe est tombé. Et pour toujours. « Le Cames, une nébuleuse qui entrave l’essor du Bénin et de l’Afrique », est un essai de 191 pages subdivisé en deux grands livres. Le premier est intitulé : « le Cames, une institution sans visage », et le second « le Cames, le mal à conjurer immédiatement ». Chaque livre est composé de deux parties.

Dans la première, les deux auteurs Oladé Moïse Lalèyè et Mohamed Chérif Rahimy, présentent les dysfonctionnements au sein de cette institution et montrent comment elle n’a jamais cherché à avoir de statut. Ainsi, à la page 73 on peut lire : « une simple scrutation à la fois sommaire et approfondie des lettres du Statut du Cames, permettra de révéler toute l’illégalité et l’illégitimité dans cette mystique institution … en dépit de l’apparence que projette l’édifice servant de son siège dans le pays des hommes intègres à Ouagadougou ». Les auteurs révèlent, après avoir exposé une série de fraudes et de faux, ce qu’est réellement cette institution. Ils vont plus loin et avertissent le gouvernement.

« Notre pays ne peut plus supporter le mirage Cames sous les oripeaux d’un organisme interétatique de gestion de l’excellence dans nos Etats, alors que nous sommes en présence d’une vraie farce… ».

Dans la deuxième partie, ils exposent le micmac, les incongruités et les tricheries organisées pour la promotion des enseignants. Je cite : « l’attestation que délivre le Cames à l’effet est une écriture fausse. Elle ne repose sur aucune base légale, car il n’existe aucune règlementation officielle du Cames qui fonde formellement une telle délivrance, surtout pour valoir et servir les fins auxquelles elle est prétendue destinée. ». Pour conclure l’opuscule, les auteurs relèvent : « Le Cames est définitivement nu, tout colmatage pour le sauver demeurera l’une des plus ignobles trahisons de la génération présente, imputable à l’élite nationale et africaine. Elle ne sera jamais pardonnée par l’histoire ».

Au total, le livre permet de découvrir ce qui se cache sous les habits blancs du Cames. Ayant été victimes chacun des turpitudes de l’institution, les auteurs tirent la sonnette d’alarme pour que d’autres après eux n’en soient pas victimes. A quelque chose, malheur est bon

Commentaires

Commentaires du site 3
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    lumium Il y a 2 mois

    Hum et oui avec le bakchich tout est permis voila

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    Tchite' Il y a 2 mois

    C’est seulement en Afrique que l’on voit les Africains s’acharner contre leurs propres institutions. Quelles institutions ont étés créées en termes pratique par ces sois-disant écrivains?

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      Houssou Ousmane Il y a 2 mois

      L’Africain ne comprend rien au fonctionnement du nouvel ordre mondial. L’Africain passe le plus clair de son temps à détruire ce que son frère a construit, au lieu de l’aider à le renforcer. Autour de cet ouvrage, je sens un certain manque de recul pour comprendre la raison qui a poussé ces enseignants à écrire ce livre plein de redites et de ressentiments. Je pourrai donner du crédit à ce livre s’il a été écrit par un enseignant/chercheur qui n’a jamais postulé aux différents programmes de promotion du CAMES. En lisant le livre, j’ai compris que ces deux auteurs ont tous été promus par le CAMES et utilisent les appellations de grades délivrées par cette institution. Pourquoi ne renoncent-ils pas à ces grades déjà acquis si le CAMES n’existe pas légalement… A méditer.