Crise au Bénin : Trois confédérations syndicales se désolidarisent

Crise au Bénin : Trois confédérations syndicales se désolidarisent

Dans la journée d’hier lundi 09 avril 2018, trois centrales et confédérations syndicales (Csa-Bénin, Cgtb et Csub), se sont désolidarisées des trois autres que sont la Cstb, la Cosi-Bénin et l’Unstb, dans le mouvement de grève en cours au Bénin.

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Elles l’ont fait savoir à travers une déclaration, suspendant ainsi leur motion de grève entamée depuis le 16 janvier dernier.

Elles ne sont plus que trois centrales et confédérations syndicales, en lutte pour la satisfaction des revendications des travailleurs. C’est du moins ce que l’on peut dire au regard de la suspension de la motion de grève de la Csa-Bénin, la Cgtb et la Csub. En effet, les secrétaires généraux de ces centrales et confédérations syndicales ont, dans la journée d’hier lundi 09 avril 2018, fait une déclaration pour suspendre la grève entamée depuis le 16 janvier dernier. A les en croire, les motifs qui sous-tendent cette décision résident en cinq points. Mieux, ils estiment qu’en dépit de tout, il y a des points positifs non négligeables que l’on peut constater aisément aujourd’hui.

Primo, la réaffirmation de l’Etat de droit. Deusio, la restauration définitive du droit de grève pour tous les travailleurs. Tertio, le début de l’effectivité de la rétrocession des défalcations pour fait de grève, par le paiement intégral du salaire du mois de mars, malgré la poursuite du mouvement qui a généré les défalcations sur salaire du mois de février. Quarto, la résurrection du dialogue social et la reconnaissance de ses vertus par tous. Quinto, l’urgence du déploiement de modules de formation, pour une meilleure préparation de leurs militants à un syndicalisme vrai et pur.

Selon les trois Sg que sont Anselme Amoussou (Csa-Bénin), Moudachirou Bassabi (Cgtb) et Christophe Houessionon (Csub), cette décision de suspension de la motion de grève est un repli tactique, afin de laisser le gouvernement face à ses responsabilités pour expérimenter ses «solutions messianiques unilatérales». Tout en rejetant en bloc les propositions humiliantes du gouvernement, relatives notamment aux statuts particuliers des enseignants et en dénonçant son silence sur les autres points de revendication, ces secrétaires généraux appellent l’ensemble des travailleurs à reprendre le travail dès ce mardi 10 avril 2018. Les trois centrales et confédérations encore en lutte, sont la Cstb, la Cosi-Bénin et l’Unstb.

Loin d’être un oiseau de mauvais augure, cette levée de motion de grève risque de ne pas être suivie par les travailleurs à la base, plus que jamais déterminés

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