Lors de la journée mondiale du livre et du droit d’auteur, célébrée ce 23 avril 2018 à travers le monde entier sur le thème : « lire, c’est mon droit », quelques écrivains béninois ont saisi l’occasion pour exprimer leurs conditions difficiles de vie et de travail.Les écrivains béninois ne jouissent pas encore bien de leurs droits d’auteur. Leurs conditions de travail et de vie ne sont pas reluisantes. C’est du moins ce qu’on peut retenir de la réaction de quelques écrivains interrogés à Cotonou, ce lundi 23 avril, pour donner leur impression sur la célébration de la journée mondiale du livre et du droit d’auteur.

« Non, jamais. Je n’ai jamais joui de mon droit d’auteur. J’ai publié des œuvres ici au Bénin comme en France. J’ai déposé mes publications à la bibliothèque nationale. Mais je n’en joui pas. Normalement, la bibliothèque nationale et le Bureau béninois du droit d’auteurs et des droits voisins (Bubedra), devaient travailler de concert de manière à ce que ceux qui publient des ouvrages et qui les déposent à la bibliothèque nationale, puissent jouir de leurs droits d’auteur. « Pire, au Bénin ici si tu n’as pas les moyens pour publier, tu ne sortiras aucun ouvrage », s’est indigné l’écrivaine Fassinou AdélaÏde Allagbada, avant d’informer qu’elle a actuellement un projet de publication d’ouvrage qui lui vaut trois millions (3.000.000) Cfa. Compte tenu des moyens qui font défaut, la publication est encore en stand by.

Revenant sur les raisons qui justifient le fait que les auteurs qui créent aujourd’hui au Bénin ne bénéficient plus du soutient de l’Etat, elle a évoqué la mauvaise gestion du fonds d’aide à la culture.

« Il y avait eu une mauvaise gestion du fonds d’aide à la culture. C’est cela qui fait que nous sommes pénalisés aujourd’hui », a dénoncé l’écrivaine qui explique que depuis deux ans que le régime de la rupture est arrivé au pouvoir, le fonds d’aide à la culture a disparu.

Au nom de toute sa corporation, elle invite l’Etat à faire table rase du passé, et à soutenir les artistes qui, à ses dires, ne peuvent rien sans son appui. « Si l’Etat ne nous aide pas dans nos œuvres de création, s’il ne nous accompagne pas dans nos problèmes domestiques, nous ne pourront rien faire », a-t-elle fait savoir, expliquant que les écrivains ne peuvent pas créer le ventre creux. Abondant dans le même sens, Colbert Dossa, auteur du recueil de nouvelles « Errances dans nos sables mouvants », paru il y a quelques mois, a avoué que l’écrivain béninois ne vit pas encore de ses œuvres.

« Quand tu publies un ouvrage les exemplaires restent intacts à la librairie. Personne ne les achète », a-t-il déploré avant d’expliquer que cela est dû au fait les gens ne lisent pas trop dans notre pays.

Pour corriger un tant soit peu le tir, il a souhaité que l’Etat à travers le ministère de la culture et du tourisme, mette en place une politique de promotion du livre et de la lecture, afin que les écrivains béninois puissent mieux jouir de leurs droits d’auteur

3 Commentaires

  1. pensez vous que ces soi disants écrivains valent meiux…que nos griots…nos vieux sages…et autres gardiens de la tradition

    Tout le monde veut vivre…au crochet des contribuables..

    On chante kaléta,le égoun goun..et autres inepties…on veut se prendre comme artistes…et on demande du blé à l’état

    Et moi le sultan…le oustaz….je vais dire quoi..?

    Les salauds…!!!

  2. Les écrivains béninois font de leurs mieux, seul ceux qui ne peuvent pas les imiter donneront des commentaires indésirables.
    Donc ces écrivains doivent avoir une condition de vie hereuse

  3. Il n’y aura évidemment pas de commentaire ici, c’est de la littérature : on ne s’en préoccupe pas. Le Bénin vit de faux-fuyants littéraires; trop de faux auteurs. trop de faux écrivains. Désolé !

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