Microcrédits au Bénin : Les nouveaux bénéficiaires relèvent quelques imperfections

Microcrédits au Bénin : Les nouveaux bénéficiaires relèvent quelques imperfections

Après environ un an de mise en œuvre, le programme de microcrédits aux plus pauvres dits de nouvelle génération (Mcpp-Ng), a connu des avancées notables. Néanmoins, quelques imperfections sont enregistrées.

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Les nouvelles modalités de prêt et de remboursement des crédits, induites par la nouvelle génération de microcrédits aux plus pauvres (Mcpp-Ng), n’arrangent pas les femmes bénéficiaires dudit programme.

« Les formalités qu’on nous impose pour accéder aux crédits sont devenues des casse tètes. Sous Yayi, nous accédions facilement aux fonds, mais maintenant nos partenaires, les structures financières décentralisées (Sfd), nous demandent d’ouvrir un compte obligatoire et de l’entretenir pendant trois mois avant de pouvoir bénéficier d’un prêt. Si quelqu’un n’a pas d’argent pour ouvrir ce compte, le crédit lui échappe », regrette Micheline Gnakadja, responsable du groupement des femmes bénéficiaires dénommé Djromahuto de Glo Domégbo.

Par ailleurs, elle souligne que les cinquante mille (50.000) francs Cfa fixés pour le crédit minimum de la nouvelle génération, dépasse la capacité de beaucoup de femmes qui n’arrivent pas à rembourser les fonds. Cela a engendré aujourd’hui des milliers d’impayés.

Elle explique que les groupements qui se trouvent dans le cas perdent d’emblée la confiance de leurs partenaires Sfd, et sont disqualifiées de l’accès aux crédits. « Ce qui fait que Alidé leur partenaire, a perdu beaucoup de clients aujourd’hui » a-t-elle témoigné. Avant, le crédit minimum de 10.000f était accessible à tout le monde. « C’était mieux pour nous’ » a-t-elle déclaré expliquant qu’en débutant les prêts par 10000f, les femmes qui n’en avaient pas l’habitude s’y initient à petit feu. Avant, sur les prêts de dix et vingt mille francs, on ne payait pas d’intérêt » a-t-elle confié. Toutefois, Michelle Gnakadja apprécie la revue à la baisse des taux d’intérêt des crédits nouvelle génération.

Elle plaide pour la révision des modalités actuelles. « Nous demandons aux autorités de ramener le minimum comme c’était pour permettre à beaucoup de gens d’y avoir accès » a déclaré la responsable. Interrogée sur l’effectif de bénéficiaires à son compte, Michelline Gnakadja répond qu’elle gère plus de cinq cent (500) femmes dans ses groupements.

L’amélioration du projet envisagée

Dans la mise en œuvre de son nouveau plan, le gouvernement veut à en croire Houssou Valère, le directeur général de la structure financière décentralisée Alidé, dépolitiser complètement les microcrédits aux plus pauvres, en vue d’en faire un projet véritablement sociale qui va prendre en compte tout le monde. Il a aussi expliqué que le gouvernement a enclenché depuis un moment un processus de digitalisation du projet, afin d’instaurer plus de transparence dans l’opérationnalisation des Mcpp. Le souci est d’éviter de tomber dans les travers qu’on a connus par le passé. « La digitalisation permettra aux bénéficiaires non seulement de recevoir leurs crédits sur les portables, mais aussi de pouvoir contrôler ce qui se passe dans le système

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Commentaires

Commentaires du site 5
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    Prince Il y a 4 mois

    Il faut que la rupture aille à l’école de yayi Boni en ce qui concerne les micro-finances que de faire les zélés inopérants. De l’ANPE passant par le fnpeej qui sont en cessation d’activités depuis le départ de Modeste Kerekou à la tête de fnpeej plus de 6mois dans l’inaction

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    Ce sont des voleurs qui veulent s’amuser avec les fonds qui seront misent a leurs dispositions.

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    il y a quelque temps vous aviez une pratique qui réussissait fort bien : <> je crois c’était comme un micro-crédit sans interêts ! ou bien ! ai-je menti ?