Suspension de la grève : Descente aux enfers des secrétaires généraux signataires du communiqué

Suspension de la grève : Descente aux enfers des secrétaires généraux signataires du communiqué

Le torchon brûle du côté des centrales syndicales qui ont décidé de signer le communiqué conjoint appelant à la suspension de la motion de grève dans le secteur de l’éducation.

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Depuis la prise de cette décision malencontreuse, ces secrétaires généraux se trouvent à couteaux tirés avec leurs bases qui disent ne pas se reconnaître dans cette décision et qui se désolidarisent par conséquent de cette suspension de la grève. Tout ce tintamarre se déroule à quelques mois des élections professionnelles.

Les secrétaires généraux des trois confédérations syndicales qui ont signé la décision de suspension de la motion de grève dans le secteur de l’éducation ont désormais le sommeil difficile. Ils sont acculés par leurs bases qui ont s. Les raisons évoquées par les signataires du communiqué ne rencontrent pas l’adhésion de la base. Et depuis c’est une avalanche de réactions qui a été enregistrée. Ça et là sur l’ensemble du territoire, les langues se délient pour dénoncer cette décision des secrétaires généraux qui comme à l’accoutumée n’a pas bénéficié du consentement de la base. De la base, Dieudonné Lokossou, ancien secrétaire général de la confédération syndicale autonome explique qu’elle rassemble les différentes fédérations qui constituent les fédérations. La base, c’est aussi selon Dieudonné Lokossou, l’ensemble des représentations départementales et des secteurs. L’ancien secrétaire générale de la Csa explique que consulter la base, c’est soit faire le tour de ces représentations, soit les réunir dans le cadre d’une concertation de la base.

Une décision non consensuelle

Il se dégage de ces explications que la base n’a pas été consultée et que c’est cet état des choses qui justifie les relations tendues entre les bureaux confédéraux et leurs bases respectives. C’est donc le début de la misère de ces secrétaires généraux qu’on peut assimiler à la descente aux enfers. Descente aux enfers puisque dans les régions, précisément dans l’Atacora, des mouvements d’humeur d’enseignants ont été organisés. Les manifestants appelaient à réduire en cendres les installations des centrales signataires de la suspension de la motion de grève.

A la bourse du travail hier mercredi 11 avril 2018, des délégations d’enseignants, membres des centrales syndicales signataires de la suspension, ont été aperçus provenant du nord du pays et d’autres localités. Approchés, ils ont confié aux journalistes qu’ils sont venus comprendre les véritables raisons qui ont amené leurs secrétaires généraux confédéraux à suspendre la motion de grève sans recueillir l’avis de la base. Ces enseignants visiblement déçus, ont expliqué aux journalistes qu’ils ne vont pas respecter cette décision de suspension de la grève.

Ils ont surtout promis de tenir compte de cette situation lors des élections professionnelles qui vont se dérouler dans quelques mois. C’est dire qu’ils entendent soumettre les secrétaires incriminés au « vote-sanction». La suspension de la motion de grève n’est pas une mauvaise chose en soit, puisque c’est le souhait de tout citoyen épris de patriotisme et de paix. Nul ne devrait souhaiter la poursuite sans fin du mouvement de grève. Mais c’est la démarche qui semble être condamnée par la base. Les secrétaires généraux qui ont décidé de suspendre peut-être de bonne foi, semblent avoir péché en se soustrayant du laborieux exercice de consultation de la base. Mais ils auraient pu construire un argumentaire solide et trouver des stratégies de communication et des techniques de persuasion pour rallier la majorité, à leur cause plutôt que d’opérer un passage en force qui leur vaut aujourd’hui : rejet, déshonneur, et suspicions de toutes sortes. A moins pour eux de trouver des moyens pour reconquérir leurs bases, pour le moment c’est l’implacable descente aux enfers qui se dessine.

Commentaires

Commentaires du site 2
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    Azanhouan Il y a 5 mois

    Oo béninois ou beni noir voit toujours noir on parle de la base comme si les syndiqués payent leur cotisation

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      Mais que tu as fait une étude sur le sujet pour savoir s’ils ne payaient mas leurs cotisations ??