Affaire Atao Hinnouho : Les directeurs des pharmacies, acteurs incontournables, mais non inquiétés

Affaire Atao Hinnouho : Les directeurs des pharmacies, acteurs incontournables, mais non inquiétés

Le dossier de l’affaire dite de faux médicaments, reste une nébuleuse comme pour parler d’une réalité qu’on ne peut cerner, parce que les éléments per

Bénin – Polémique autour de l’arrestation du député Atao : Me Orunla apporte des clarifications

Le dossier de l’affaire dite de faux médicaments, reste une nébuleuse comme pour parler d’une réalité qu’on ne peut cerner, parce que les éléments permettant d’y voir clair sont flous.

C’est le cas de l’exemption dans ce dossier des Directeurs de la pharmacie, du médicament et des explorations diagnostiques, (communément appelés Dpmed) qui se sont succédé pendant au moins les dix ans que le laboratoire New Cesamex a exercé au Bénin.

Vus les rôles que jouent ces directeurs dans la chaîne de distribution des médicaments dans le pays, cela reste une énigme de constater que les directeurs de la pharmacie soient exempts de tout reproche, et n’ont fait l’objet d’aucune poursuite à ce jour.

Il n’y a plus l’ombre d’aucun doute aujourd’hui que le laboratoire New Cesamex a exercé au Bénin pendant au moins dix ans. Dès lors, il est intellectuellement malséant de faire passer l’idée que pendant toutes ces années, ce laboratoire a exercé dans l’irrégularité et la clandestinité. C’est pour cela qu’on devrait prendre au sérieux les propos d’un acteur cité dans le dossier. Ce dernier a fait des déclarations sur une station de radio privée du pays la semaine dernière. Des déclarations très relayées par les médias classiques et les réseaux sociaux. Il affirmait en effet que le laboratoire New Cesamex a exercé officiellement pendant au moins dix ans dans le pays et qu’il a reçu des autorisations de mise sur le marché (AMM dans le jargon des pharmaciens) de la part de trois directeurs des pharmacies qui se sont succédé à sa tête. Ces déclarations deviennent d’autant plus pertinentes quand on se rend compte que c’est le laboratoire New Cesamex qui était le principal fournisseur en médicaments de la centrale d’achat des médicaments essentiels et consommables médicaux (Came). C’est encore ce laboratoire qui fournissait des médicaments aux centres de santé de service public. Il est difficile de convaincre des esprits avisés de ce que ces transactions aient été faites sans les autorisations de mise sur le marché de ces produits décernées par les directeurs de la pharmacie qui sont aussi les seuls qui indiquent aux grossistes répartiteurs vers quels fournisseurs ils doivent s’adresser. Difficile d’admettre que pendant plus de dix ans d’exercice, New Cesamex est resté un fournisseur clandestin qui n’était pas connu des registres du ministère de la santé et de la direction de la pharmacie en particulier.

C’est curieux que des acteurs qui jouent des rôles aussi importants dans la chaîne de distribution des médicaments soient ostensiblement écartés et non inquiétés dans ce dossier. S’il y a vraiment des personnes capables

d’expliquer à l’opinion comment une firme pharmaceutique ou un laboratoire s’installe dans le pays, ce sont Dpmed. Mais les voici curieusement écartés et éloignés du dossier. Un peu comme si pendant dix ans, la pénétration des produits de santé sur le marché, leur circulation et leur distribution ont pu échapper à la vigilance et l’attention de ces directions de pharmacies. A moins d’étendre le désert de réflexion et de raisonnement à l’ensemble des Béninois, il reste que tout esprit critique, de surcroit avisé du fonctionnement de la chaîne de distribution des médicaments, sait que c’est le Dpmedqui est en aval et amont. Que cache donc l’exemption de ces directeurs dans ce dossier où leurs explications auraient permis de démêler l’écheveau ? En optant d’éloigner ces directeurs des poursuites judiciaires, les commanditaires de cet imbroglio ne cherchent-il pas à faire économie de vérité sur le sujet ? N’y a –t-il pas lieu de penser qu’un agenda caché était établi d’avance ? Lequel a prévu de mettre à l’écart les vrais acteurs de la chaîne comme les directeurs de la pharmacie pour s’offrir facilement la tête des ennemis ciblés ? Vivement que ces différents Dpmed qui se sont succédé soient invités pour la suite du procès en appel. Afin de rattraper les omissions frappantes observées lors du procès en première instance

Commentaires

Commentaires du site 7
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    L'homme Il y a 6 mois

    L’importe quoi….
    Justice de merde

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    OLLA OUMAR Il y a 6 mois

    Monmawê, assidu des émissions dominicales , zappant entre soleil FM , océan fm , rfi , lci, canal 3 , golf fm etc j’ai trés vite zappé soleil fm, dès les 1ères minutes de cet avocat à l’allocution pincée , se croyant  sorti de l’académie française , et érudit en droit . 
    Au moins lui a le mérite de savoir faire des commentaires d’arrêt ou de textes de loi , a la différence d’un jojo , ou toi meme . 
    Cet avocat oublié qu’il a devant lui des exégètes, plus forts que lui , qui vont démonter sa thèse , et ce sont ceux là  dont j’attends des explications sur le plan du droit pur , de la procédure , pas celle d’un orounla, qui est plus un pédant  prétentieux qu’un juriste 

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    Monwé Il y a 6 mois

    OLLA JE SAIS QUE TU VAS PAS ALLER CHERCHER L’INFORMATION DONC LA VOICI

    Maître Alain Orounla était l’invité de l’émission « Sans langue de bois » de ce dimanche 06 mai 2018 de la radio locale Soleil FM. Au cours de l’émission, il s’est prononcé sur l’affaire dite de « faux médicaments » qui défraie la chronique depuis quelques jours.
    Pour l’avocat, contrairement à ce qui se dit, la présentation délibérée ne fait pas tomber le mandat d’arrêt. Se basant donc sur son argumentaire, il apparaît que la présentation du député Atao Hinnouho ce vendredi 27 avril 2018 au tribunal de Cotonou n’agit aucunement sur le mandat d’arrêt qui pesait sur lui. Comme l’a donc indiqué le ministre Joseph Djogbenou, Me Alain Orounla soutient que le mis en cause devrait normalement se présenter devant le procureur de la République qui requiert à son tour un juge d’instruction pour la suite de la procédure.
    Par ailleurs, il a invité les uns et les autres à ne pas faire une confusion avec le cas de l’ancien ministre Komi Koutché. A l’ en croire, il n’y a jamais eu mandat d’arrêt contre l’ancien argentier. Il pense que ceci serait une rumeur repandue sur les réseaux, c’est pourquoi Komi Koutché s’est présenté devant le juge sans être inquiété.
    Me Alain Orounla souhaite que la justice puisse faire son travail pour situer les uns et les autres dans ce dossier. Il faut rappeler que dans l’une de ses intervention au début de l’affaire, il a fait savoir que « l’immunité n’est pas l’impunité ». Le statut de député ne doit donc pas être un frein pour la procédure judiciaire selon lui.

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      Pourquoi considérez-vous les propose de mr orounla comme la vérité. Il me semble que sur ce même sujet et dans un article publié il y a 2jours Clara vous a cloué le bec en démontrant clairement ce que dit le code pénal. Ce que dit mr orounla n’engage que lui. La détention de atao est illégal. Patrice talon aurait dû demander à sa majorité parlementaire de lever son immunité.

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    Monwé Il y a 6 mois

    OLLA le whisky marché pas bien dans ta tête.lis les déclarations de maître OROUNLA sur Soleil FM tout le monde c’est qu’il ne porte pas TALON dans son coeur. Voilà ce que j’appelle être objectif et je t’invite à faire

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    OLLA OUMAR Il y a 6 mois

    Avec ça  , qui crève les yeux , vous n’allez me dire que le benin sous gouvernance de talon n’est pas un état vo.you .
    Dans cette affaire , talon le joue comme dans le non-lieu scandaleux de kassa , son but comme je l’ai dit dès le départ de cette affaire , c’est de s’accaparer de la filière comme le dénonce atao.
    Talon épargne le directeur actuel des pharmacies un certain gbaguidi ,  parce qu’il est un de ses pions pour les élections dans la région de savalou .
    Ils vont le payer , tous le payer