Conditions de travail sous la Rupture : Un calvaire, une incertitude

Conditions de travail sous la Rupture : Un calvaire, une incertitude

Depuis la prise du pouvoir par le Président Patrice Talon, le monde des travailleurs au Bénin est mis à rude épreuve. Les béninois assistent à des licenciements abusifs, à la fermeture ou à la privatisation de nombreuses sociétés.

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Dans cette opération, ce sont les travailleurs qui ont payé le plus grand prix. Ils ont perdu leur emploi au nom des réformes dont ils ignorent encore les réelles motivations.

Les réformes mises en œuvre par le chef de l’Etat dans les entreprises et les unités de production du Bénin, ne sont pas du tout du goût des travailleurs. Ils ont assisté impuissants à la fermeture de structures de production comme la Sonapra, l’Onasa, la Sttb, la Segub, etc. Les directions de communication des ministères sont fermées. De même, plusieurs autres structures sont mises en affermage, et leur gestion est confiée à des sociétés étrangères. C’est le cas du Port autonome de Cotonou, de l’aéroport, du Centre national hospitalier et universitaire (Cnhu).

La Société béninoise d’électricité et d’eau (Sbee) et la Société nationale des eaux du Bénin (Soneb), sont en voie de subir le même sort. Le gouvernement ne cherche pas à fournir d’explications aux travailleurs, avant de procéder à la fermeture des entreprises ou à leur privatisation. C’est souvent avec surprise que les travailleurs découvrent que le gouvernement veut supprimer leurs emplois, à travers des réformes dont ils ignorent la nature.

Cette politique qualifiée de brutale, a jeté plusieurs travailleurs à la rue et a endeuillé bon nombre de familles. Mais le régime de la Rupture ne l’entend pas de cette oreille. Les travailleurs peuvent protester, pleurnicher ou même trépasser, pourvu que sa politique antisociale soit mise en œuvre. Le gouvernement ne crée pas d’emplois, mais ne cesse d’en détruire même dans le secteur informel.

Le déguerpissement sauvage des abords des voies publiques dans la plupart des villes du Bénin, a fait voler en éclat plusieurs emplois qui permettaient aux béninois de conditions de vie modeste de subvenir à leurs besoins et ceux de leurs familles. Depuis son arrivée au pouvoir, le Président de la république ne propose pas de nouveaux emplois aux jeunes, il continue, au contraire plus de deux (02) après, à leur faire des promesses sans lendemains.

Les concours d’entrée à la fonction publique ne constituent pas de nouveaux emplois. Il s’agit plutôt des concours pour procéder aux remplacements des agents décédés, partis à la retraite ou ayant abandonné leurs postes. Les travailleurs encore en poste ne savent pas ce que le régime de la Rupture fera de leurs emplois. L’incertitude et l’inquiétude gagnent au jour le jour leur cœur.

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Les décisions de la Rupture tombent sur les travailleurs comme si le ciel s’écroule sur leur tête. Personne ne comprend et ne connait ce que demain sera fait car les réformes entreprises par le régime ne garantissent et ne protègent pas toujours les emplois. En 2017, le personnel de la santé était en grève pour plusieurs semaines avant d’être reçu par le chef de l’Etat Patrice Talon.

Les agents ont repris le travail contre la promesse du Président de la république de satisfaire à leurs revendications avant la fin de l’année. Mais à la place de la satisfaction de leurs revendications, c’est le vote de la loi sur le retrait du droit de grève dont ils ont eu droit. Ce sont les députés soutenant le régime de la Rupture qui ont voté cette loi en sacrifiant l’intérêt des travailleurs. Ainsi, les personnels de la justice, de l’éducation et de la santé, ont déclenché plusieurs semaines de grève. Malgré la décision de la Cour constitutionnelle déclarant anticonstitutionnelle cette loi sur le retrait du droit de grève, les travailleurs ont continué les mouvements de débrayage dans le but d’obtenir satisfaction à leurs revendications.

Pour toute réponse, le gouvernement procède à des défalcations sur les salaires du mois de février 2018 des travailleurs. Ces derniers durcissent le ton, mais le chef de l’Etat engage un bras de fer contre les agents grévistes et campe sur sa position malgré les interventions des personnalités religieuses et des femmes des marchés de Cotonou.

Même si l’on tente de diviser aujourd’hui les travailleurs, le gouvernement n’est pas prêt à améliorer les conditions de vie des travailleurs. Ils sont dans l’amertume pour cette fête du travail. Aucune joie ne se lit sur leur visage. Le gouvernement n’a prévu aucune manifestation de réjouissance au profit des travailleurs, ne serait-ce que pour mettre la joie et la gaieté dans leur cœur. C’est à croire que le régime de la Rupture n’est pas arrivé pour faire le bonheur des béninois

Commentaires

Commentaires du site 1
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    Napoléon1 Il y a 2 mois

    Pleurnicher seulement ne servira à rien. Il faut se Lever comme un homme et mettre fin à ce Gouvernement affameur qui envoie les gens sans preuve de culpabilité en prison. Si nous devons attendre que tout le pays soit confié aux étrangers avant de réagir ce sera trop tard.