Réorganisation des régies publicitaires au Bénin : Une nécessité pour l’indépendance de la presse

Réorganisation des régies publicitaires au Bénin : Une nécessité pour l’indépendance de la presse

La réorganisation des régies publicitaires, s’avère aujourd’hui indispensable pour crédibiliser la presse béninoise.

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Dans certains pays de la sous-région, cette expérience porte ses fruits. C’est le cas de la presse ivoirienne, qui a une structure de répartition des publicités dans les organes de presse.

En clair, c’est vers elle que se dirigent toutes organisations, même gouvernementales, qui entendent passer des publicités ou messages dans les médias. Et c’est cette structure qui se charge de les distribuer dans les journaux, télévisions ou radios, répartissant les fonds dans les organes en fonction de l’audimat de chaque presse. Cette mesure favorise la liberté de presse en Côte-d’Ivoire. Même les journaux proches de Laurent Gbagbo jouissent des avantages de l’Etat. C’est pourquoi, la liberté et l’indépendance de la presse ivoirienne ne se marchandent pas.

Malheureusement, une organisation du genre n’existe pas dans la presse béninoise. Cette situation n’est pas sans conséquences sur les conditions de vie et de travail des journalistes locaux. En effet, c’est à la tête du client qu’on donne des contrats aux médias.

Ceci permet au gouvernement, aux partis politiques, aux entreprises privées et publiques et autres organisations, d’instrumentaliser la presse. C’est sous l’ancien Président de la République Boni Yayi, qu’au nom des contrats avec les médias, la liberté de presse a pris un coup au Bénin. Il suffit d’émettre une critique objective ou non à l’encontre du gouvernement, pour qu’un organe de presse soit étiqueté et sevré de publicités d’Etat. C’est pourquoi les journaux en contrat avec le palais de la République ne font que chanter les louanges du chef de l’Etat, bon gré mal gré, parce qu’ils ont besoin de moyens financiers pour survivre.

Le comble est que cela favorise la création anarchique de journaux. Pour prendre des marchés de publicités, des cadres de l’administration faisaient créer des organes de presse par leurs proches. Même des journaux fictifs parrainés au sommet de l’Etat, trouvaient abondamment leur compte dans le cafouillage.

A l’avènement du régime de la Rupture, le même système a perduré, à la seule différence que tout est centralisé au palais de la République. Il en ressort que tant qu’il n’y aura pas une bonne organisation du marché de la publicité, l’indépendance de la presse au Bénin sera une utopie

Commentaires

Commentaires du site 1
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    lumium Il y a 6 mois

    Bien sur tout le monde s’en fout bof vive les incultes https://www.youtube.com/watch?v=v94v5GrLmWo