Cimsa 2018 : Huit résolutions prises à Cotonou pour la sécurité des patients et l’effectivité de la E-santé

Cimsa 2018 : Huit résolutions prises à Cotonou pour la sécurité des patients et l’effectivité de la E-santéMinistre de la santé du Bénin

Après six jours de travaux au Bénin, les professionnels du secteur de la santé et des Technologies de l’information et de communication (Tic), venus d’une trentaine de pays d’Afrique, d’Amérique et d’Europe pour la Conférence internationale des ministres de la santé et des ministres des Tic sur la sécurité des soins en Afrique (Cimsa) sont parvenus à huit résolutions.

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Celles-ci reflètent une nouvelle impulsion pour le développement de la E-santé en Afrique en vue de l’amélioration de la qualité des soins et de la sécurité des patients sur le continent. La Cimsa 2018 s’est clôturée dans l’après-midi du vendredi 22 juin à Bénin Marina hôtel de Cotonou. Elle est organisée par le Ministère de la santé et le Ministère de l’économie numérique et de la communication du Bénin avec l’appui technique du Réseau international pour la planification et l’amélioration de la qualité et la sécurité en Afrique (Ripaqs).

Selon le rapport de synthèse lu par le professeur Akoko Gindé Gazard, présidente du comité scientifique international, huit résolutions en sont sorties. Elles sont respectivement relatives à l’intensification d’une action pour la lutte contre les infections associées aux soins ; l’instauration d’une journée annuelle sur la gestion des risques et la E-santé en Afrique ; la création d’une Agence régionale de sécurité sanitaire des produits de santé (Aressaps) ; la mise en place d’un fonds d’appui au développement de la sécurité des patients et la santé numérique en Afrique (Faspes) ; l’appel au renforcement du partenariat public-privé en vue de la performance des systèmes de santé et de la sécurité des soins en Afrique ; la mise en place d’un cadre de collaboration permanent entre les ministres de la santé et les ministres des Tic en Afrique ; la déclaration de Cotonou sur l’accélération de la sécurité des patients et de la transformation digitale dans le secteur de la santé en Afrique ; et la Charte africaine sur l’amélioration de la qualité des soins, de la gestion des risques et de la sécurité des patients dans les établissements de santé.

Une nouvelle dynamique africaine en santé

Ces résolutions sont une réponse aux recommandations de la conférence sur les plans institutionnel, opérationnel et à l’endroit des organisations sous-régionales, régionales et internationales. Ceci, à l’analyse des défis.

«Les travaux ont permis de mettre en évidence, l’existence d’une situation alarmante du développement de la sécurité des patients et de l’introduction des Tic dans les établissements de santé», indique la présidente du comité scientifique international.

Au niveau institutionnel, cette situation, a-t-elle indiqué, a rapport avec l’absence de programmes spécifiques pour traiter de sujets de santé numérique ; l’insuffisance de l’environnement institutionnel et réglementaire approprié à l’utilisation des Tic dans la gouvernance des structures de santé et l’absence de système de veille sanitaire sur les indicateurs relatifs à la sécurité des patients afin d’améliorer la collecte des données.

Au niveau stratégique, les travaux ont révélés l’absence de développement de référentiels communs (ex : nomenclature) pour la mise en place de technologies du numérique dans le domaine de la santé ; l’absence dans certains pays africains de documents de stratégies nationales de cybersanté ; et une insuffisance de l’accès à l’information pour les citoyens répondant aux questions portant sur l’utilisation des médias sociaux, les dossiers électroniques, la sécurité en ligne et la confidentialité des données de santé.

Sur le plan opérationnel, il y a l’insuffisance de l’utilisation du numérique dans le suivi des données factuelles sur la prévalence des infections nosocomiales et les évènements indésirables dans les établissements de santé ; l’insuffisance de ressource humaine spécialisée en E-santé dans les Etats Africains ; et l’insuffisance au niveau des Etats Africains d’infrastructures adaptées pour la cybersanté.

«Le défis fondamental qui s’impose à nos Etats aujourd’hui, c’est comment utiliser dans un contexte d’extrême  pauvreté et de rareté de ressource humaine et financière, le développement du numérique pour construire des systèmes de santé résilients de manière à pouvoir atteindre la couverture sanitaire universelle» ajoute le représentant résident de l’Oms au Bénin, Dr Jean-Pierre Baptiste.

Mais il avoue que les résultats de la Cisma 2018 prouvent que la bonne piste est trouvée pour relever le défi. Et ils en félicitent les conférenciers. Au-delà, il souhaite «que le Bénin soit le flambeau de la cybersanté et puisse porter les messages de la présente conférence au niveau de l’Union africaine pour que cet engagement du Bénin soit aussi l’engagement de la région africaine, de l’Union africaine».

«Nous venons de mettre les balises pour l’union entre les ministères des Tic et de la santé de tous les pays d’Afrique» se réjouit le ministre béninois de la santé ; Dr Benjamin Hounkpatin.

Il ne doute pas de l’engagement des uns et des autres pour l’adoption de toutes ces résolutions au cours du prochain comité régional des ministres de la santé qui aura lieu au Sénégal en août 2018.

Commentaires

Commentaires du site 2
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    GbetoMagnon Il y a 5 mois

    “Le professeur Akoko Gindé Gazard” ça ne serait pas une ancienne ministre de la Santé ? Son nom c’est pas plutôt KINDE ?

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    Danman Il y a 5 mois

    Encore des résolutions sans lendemain. Rien que des théories