Bénin : Trois députés de la minorité parlementaire perdent leur immunité

Bénin : Trois députés de la minorité parlementaire perdent leur immunité

Il a fallu toute une journée pour sceller le sort de trois (03) députés de la minorité parlementaire de la 7è législature. Il s’agit des députés Idrissou Bako, Valentin Djènontin et Atao Mohamed Hinnouho qui croupit déjà en prison depuis plusieurs semaines.

Bénin : Il faut lever l’immunité des députés pour qu’ils aillent s’expliquer, selon l’He Gbénonchi

Différents chefs d’accusation ont été émis contre ces trois députés. Le premier, l’honorable Idrissou Bako est poursuivi devant la justice pour les infractions présumées de corruption, d’abus de confiance, d’enrichissement illicite et de blanchiment de capitaux, faits prévus et punis par les articles 41 alinéas 1 et 2 ; 53 et 55 alinéa 2 de la loi n°2011-20 du 12 octobre 2011 portant lutte contre la corruption et autres infractions connexes en République du Bénin et 37 de la loi n°2006-14 du 3 octobre 2006 portant lutte contre le blanchiment de capitaux en République du Bénin.

Le second, l’honorable Valentin Djènontin pour détournement de deniers publics, de corruption, abus de pouvoir et de fonction. Quant au troisième, l’honorable Atao Mohamed Hinnouho, il est poursuivi par la justice pour une affaire de faux médicaments. En effet, la session extraordinaire ouverte le jeudi dernier par les députés devrait consacrer en son ordre du jour un point, celui relatif à l’examen de la proposition de loi portant charte des partis politiques en République du Bénin.

Malheureusement hier, ce seul point a été mis de côté. Le Président de séance, Me Adrien Houngbédji a suggéré à ses collègues députés que le dossier relatif à la levée d’immunité des trois députés était prioritaire conformément aux dispositions du règlement intérieur de l’Assemblée nationale. C’est dans ces conditions que ce dossier a pris le pas sur le point inscrit à l’ordre de la session extraordinaire.

Chacun des rapports y relatif a été respectivement introduit et examiné en plénière. C’est ainsi que des propositions de résolutions élaborées selon chaque dossier a été examiné et adopté par un scrutin public, suite au rapport de la commission spéciale et les observations de la Conférence des présidents. Ainsi, après le vote, le dossier de levée d’immunité du député Idrissou Bako a recueilli 59 voix pour, 18 contre et 01 abstention. Le dossier concernant le député Valentin Djènontin a recueilli quant à lui 58 voix pour, 18 contre et 00 abstention. Enfin, celui de l’honorable Atao Mohamed Hinnouho a recueilli 60 voix pour, 17 contre et 01 abstention.

Commentaires

Commentaires du site 8
  • Avatar commentaire
    Walaï Il y a 3 mois

    Maintenant nous avions tous compris que le pays va mal et qu’il faut prendre le toro par les connes ,le président de la république n’est pas le président de Dieu mais d’un peuple ,le président doit savoir que quand le peuple que vous gouverné se sent mal même les laves de volcan ne l’arrête ,monsieur le président vous aviez commencé par les étudiants en militarisant le campus ,je pense aussi que les hommes de l’armés oublie que quand la république va mal ,c’est a eux de mettre de l’ordre parce quils sont pour le peuple avant d’être pour le pr .bientôt nous serons dans les rues avec les armes venu du pays voisin je vous informe ne soyez pas surpris

  • Avatar commentaire

    Beaucoup de beninois…ignorent que notre const..garantie et encourage..la rebellion..contre toute forme de dicture

    Nous sommes dans ce cas..

    je dis aux gens de l’opposition..l’indignation médiatqiue..c’est fini..

    Face à l’action et le rapport de force..

    Ils doivent mobiliser le peuple…par plisuers actions..

    Et pour moi..la première..c’est  la désobéissance civique…c’est à dire que personne ne soumette plus à la justice.puisque elle n’est plus rendue au nom du peuple

    Que 1er aout soit ignoré par tous…….

    En plus..que les syndicats..bloquent tout le pays…jusqu’à  ce que tous les prisonniers politiques soient libres..

    Qu’il soit interdit aux députés godillots..de renter dans leurs villages…par ce que indignes…

    En attendant…que nous de la diaspora…on descende..pour mettre de l’ordre

    Et je vous parie…le débarquement du 18 juin..c’est petit…!!…

  • Avatar commentaire
    Napoléon1 Il y a 3 mois

     
    La procédure qui a conduit à levée de l’immunité des 3 représentants du peuple est biaisée et fondée sur le faux, sur le mépris de la loi et de la  législation en vigueur.
     
    Un président pour en découdre avec ses adversaires politiques choisit délibérement un cabinet d’audit (sans appel d’offre) et commande un audit qui devrait lui permettre d’accuser ses adversaires politiques afin de les jeter en prison et les soustraire de la compétition démocratique pour le pouvoir. Si tant est que Talon voudrait sincèrement combattre la corruption et l’impunité, pourquoi ne respecte-t-il pas la loi? Pourquoi cela ne doit pas se passer dans les règles de l’art? Pourquoi ne pas admettre le principe du contradictoire tant vénéré par Djogbenou maintenant à la cour constitutionnelle?
     
    L’audit en question est établi sans que les mis en cause aient eu droit (tel que prévu par la loi) au contadictoire.  La cour constitutionnelle saisie, a décidé qu’une telle procédure méconnait la constitution du pays et est ainsi nulle et non avenue.
     
    Pourtant Talon et son gouvernement, assistés par son avocat personnel Djogbenou, devenu entre temps président de la cour constitutionnelle foncent dans l’illégalité. En se servant du faux pour demander la levée de l’immunité des députés qui ne lui sont pas favorables et l’obtenir.
     
    Doit- on accepter au Bénin, que désormais, il suffit que le conseil des ministres accuse les députés et que le procureur demande la levée de leur immunité pour qu’elle soit levée?
     

  • Avatar commentaire
    Napoléon1 Il y a 3 mois

     
    A quoi sert l’immunité parlementaire si elle ne peut plus protéger les députés dans l’exercice de leur fonction: Avant la levée de l’immunité , c’est prouvé par des personnes interposées et par les concernés eux-mêmes que la majorité soumise à Talon est allée jusqu’á leur demander de voter pour la révision de la constitution, si non leur immunité sera levée. Un ancien Président de la cour suprême de ce pays a osé même les menacer en déclarant que s’ils ne votaient pas pour la révision de la constitution, ils vont pleurer.
     
    Est-ce admissible dans un Etat de droit et dans une démocratie que l’on puisse menacer, intimider et proférer des chantages sur des représentants du peuple dans l’exercice de leur mandat ?
     
    A-t-on mûrement pensé aux consequences? Une constitution peut être révisée, elle n’est pas éternelle. Mais dès lors qu’elle n’est pas révisée, peut on ignorer la législation et méprendre la constitution comme le font depuis un certain temps Talon et son avocat personnel?
     

  • Avatar commentaire
    Napoléon1 Il y a 3 mois

     
    Adrien Houngbedji n’a-t-il pas trahi le peuple et ses collègues en envoyant la demande de levée de l’immunité à une commission bien que la cour constitutionnelle a déclaré la procédure d’accusation inconstitutionnelle? Adrien Houngbedji a raté une occasion de se faire pardonner par le peuple du Bénin. Son discours pathétique sur la levée de l’immunité de ses collègues ne doit tromper personne. Il a osé dire qu’il serait décu de ce peuple à qui il aurait tout donné. Mais en réalité, ce n’est pas ce peuple du Bénin qui l’a éduqué, formé et fait de lui député, ministre et trois fois Président de l’assemblée nationale? Puisqu’il n’a pas pu devenir président de la République, le peuple l’aurait décu. En affirmant une telle absurdité, il a confessé devant le monde entier, que toutes ses agitations et toute sa carrière politique avaient pour but de satisfaire ses intérêts personels et non pour servir le peuple. Voilà un“ intellectuel taré“ qui avait lui-même aussi aspiré à la magistrature suprême. Que dieu protège le Bénin.
     

  • Avatar commentaire
    Napoléon1 Il y a 3 mois

     
    Cette affaire est très grave et va bientôt soulever la République de ses socles: Un filme macabre se déroule à nos yeux. Le conseil des ministres accuse, le procureur ouvre une semblanc d’enquête demande la levée de l’immunité des députés et l’obtenir et parfois même jette un député en prison avant d’obtenir la levée de son immunité.
     
    On ne peut pas et l’on ne doit pas accepter  une telle violation du droit et des libertés publiques dans un Etat de droit.  Que les députés mis en cause ne se laissent pas entraîner ainsi dans le collimateur d’une justice qui est aux ordres, qui n’est plus impartiale, mais cor-rompue. La preuve, Monsieur Mêtongnon se trouve depuis huit mois en prison, mais toujours la preuve de sa culpabilité telle que proclamée au conseil des ministres n’est pas établie. Au contraire, le dossier est vide et le juge en charge procède d’audience en audience à l’ajournement du délibéré. La volonté de priver les accusés de leur liberté au maximum malgré qu’ils jouissent de la présomption d’innocence , les intimider et les torturer psychologiquement.
     
     Un homme plein de sa conscience ne se livre pas à une telle justice.
     

  • Avatar commentaire
    Napoléon1 Il y a 3 mois

     
    Qu’est-ce qu’il y a lieu de faire?
     
    Que tous les membres de la minorité parlementaire et tous leurs suppléants boudent l’assemblée nationale. Car ce qui s’y passe à présent ne reflète plus la volonté du peuple et n’est plus en accord avec la mission du représentant du peuple. C’est de la mascarade. Que les députés de la minorité voyagent et pour ceux qui ne peuvent pas voyager, que des boucliers humains se forment pour les protéger dans leur déplacement quotidien. Une fois le parlement vidé  des parlementaires de la minorité , le peuple saura que tous ceux qui désormais s’y hazardent sont les vendus, les tr-aî-tres à la nation. Des mesures seront prises pour les neutraliser comme Ralling l’a fait au Ghana il y a trente ans. On ne reste pas dans le magnant pour tirer le magnant.
     
    Ce palais de la honte, le soi-disant  „palais des gouverneurs“ construit avec de l’argil flétri aura vécu.
     
    Les populations doivent à présent empêcher que Talon et Djogbenou se servent de la justice cor-rom-pue pour mettre en prison tout le monde qui n’est pas en sainteté d’odeur avec eux en prison et les soustraire ainsi de la compétition démocratique pour rester seul à bord.
     
    Une fois le travail de main propre fait, le peuple ira aux nouvelles élections.
     
    C’est le seul moyen de se débarrasser maintenant de Talon qui veut imposer à coup sûr une autre loi et une dictature d’un autre temps à ce peuple éprouvé du Bénin.
     

  • Avatar commentaire
    Sonagnon Il y a 3 mois

    Une procédure pour enrichissement illicite au Bénin. Bravo!!!

    Mais par où devrait on commencer?

    Nous avons une justice aveugle et sourde. Donc ce n’est plus une justice.