La Nouvelle Tribune

Bénin : Les révélations inquiétantes du Dr Enagnon Brice Sohou sur le glyphosate

Dr Brice Sohou

L’environnementaliste et spécialiste des risques et catastrophes Enagnon Brice Sohou était l’invité de l’émission 100% Bénin du 16 août 2018. Il a fait d’inquiétantes révélations sur le glyphosate un produit utilisé dans la culture du coton au Bénin.

Pour le spécialiste des risques et catastrophes,  le glyphosate est sur la liste des cancérogènes du groupe 2A du  centre international de recherche pour le cancer depuis 2015 ;  bien avant le procès intenté contre Monsanto (un groupe qui commercialise des produits au glyphosate) en 2018  par un jardinier américain atteint de cancer. A en croire le Docteur Brice Sohou ces faits n’ont nullement inquiété le Bénin qui a reçu il y a trois semaines plusieurs litres de glyphosate dans du plastique.

Ces plastiques sont ensuite recyclés par les populations pour conserver du lait de vache  ou du vin de palme, inconscientes du danger qu’elles courent. L’environnementaliste indique d’ailleurs  que le glyphosate a été retrouvé dans le sang des diabétiques en République du Bénin. Il y a une dizaine de preuves scientifiques qui  qui l’atteste selon l’invité. Il a par ailleurs attaqué la Soneb qu’il accuse d’être « le premier vecteur des pesticides en République du Bénin ». Ce qui le chagrine c’est que cette société n’a « aucun moyen de filtrer ces eaux pour écarter  ces microparticules à la dimension de noyau ».

Enrichissement sur la mort des populations 

En dehors de la Soneb, les cours d’eau facilitent la libre circulation de ces pesticides en République du Bénin. A l’en croire, le lac Nokoué est le lieu d’accumulation de tous les pesticides provenant du Nord Bénin.  Actuellement informe-t-il, près de 1500 nouveaux cas de cancer sont recensés par an au Bénin. Et ces pesticides qui sont les probables causes de cette maladie ne sont pas taxés au Bénin. C’est-à-dire ces pesticides ne sont  pas soumis à des taxes en République du Bénin depuis 1994. Ce qui fait dire au spécialiste des risques et catastrophes qu’il s’agit d’un enrichissement sur la mort des populations.