Bénin: Les cultivateurs autorisés à faire sortir leur maïs du territoire

Bénin: Les cultivateurs autorisés à faire sortir leur maïs du territoire

Les agriculteurs ayant cultivé le maïs pour la campagne 2017-2018 peuvent écouler leur production hors du territoire béninois. La permission leur a été donnée par le gouvernement via les ministres de l’agriculture et du commerce.

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En effet, dans un communiqué conjoint, les deux ministres ont expliqué que la production de maïs étant très abondante cette année, il fallait trouver d’autres débouchés pour son écoulement.

Ils invitent de ce fait, les douaniers et tous les autres corps chargés du contrôle au niveau des frontières à faciliter l’exportation de cet aliment. (Lire ici l’intégralité du communiqué).

Commentaires

Commentaires du site 8
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    Chers amis …!!! soyons objectifs..

    Le libéralisme économique.ne veut pas dire..qu’un état digne de ce nom..autorise..l’exportation…de sa production..nationale..n’importe comment d’ailleurs..

    De meme..il ne peut..pas autoriser l’importation..de n’importe quel sur son territoire..

    Pensez vous..que la chine,les usa, la france..je dirai tous les pays…font ce que vous préconisez..
    On peut etre contre les rupturiens….mais le bon sens..existe aussi

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    Napoléon1 Il y a 2 mois

    C’est cela une vraie politique pour permettre à l’agriculture chez nous de se transformer et de nourrir son homme. L’Etat trouvera aussi son compte, car les paysans jouissant ainsi des revenus réguliers, payeront des impôts et autres contributions qui agrandiront l’ardoise des récettes fiscales de l’Etat. C’est cela la véritable politique économique agricole dans ce secteur.
    Donc il ne suffit pas dans une seule année d’encourager la production d’une denrée,et inciter à l’exportation pour avoir pris la panique de surproduction sans auparavant imaginer, planifier et organiser le cadre qui permettra un développement productif à long terme. Instruire la douane pour ouvrir les frontières afin que les cultivateurs puissent faire sortir leur maiis, parce que l’on a constaté une soi-disante surproduction en une seule année est un manquement grave d’imagination et de créativité en matière de gouvernance. Ne sait-on pas ou n’a-t-on pas toujours appris que procédant ainsi sans outre mesure, c’est exposer la production de nos cultivateurs sur le marché extérieur, voire sur le marché mondial à des acheteurs qui leur feront les prix décourageants comme cela est pour le café, le cacao, le coton, l’ananas, les bananes que les africains produisent aux prix de longs efforts mais qui ne leur rapportent que des miettes sur le marché mondial. Nous importons des biens d’équipements, et les autres produits industiels dont les vendeurs nous dictent les prix selon leur convenance. Les américains, les européens subventionnent à leurs paysans le blé, la viande, l’huile avec lesquels ils viennent innonder les marchés de nos pays avec des prix , avec lesquels nos producteurs nationaux ne peuvent pas concourir. Nous devons donc imaginer une autre approche pour la survie de nos paysans qui font le gros de nos populations.

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    Napoléon1 Il y a 2 mois

    On voit comment tout est vraiment bizzare sous le régime Talon: Dans un pays qui n’a pas encore l’autosuffisance alimentaire, peut-on parler de surproduction de ce qui est à la base de l’alimentation du plus grand nombre dans le pays?La nature n’est-elle pas faite de cette manière-là que parfois elle en donne beaucoup, mais une autre fois elle en donne peu? Quand on parle de surproduction en une seule année et si dans les années à venir, les récoltes ne sont plus si abondantes? Alors le gouvernement va se mettre à quemander du mais et du riz aux américains et aux japonnais? Aucune nation ne peut envisager l’avenir dans une telle insécurité. Le maiis étant l’aliment de base au Bénin et la production de cette denrée occupant le plus grand nombre des populations, l’Etat doit faire preuve de plus d’imagination et de prévoyance que ce que Talon et son gouvernement sont entrain de faire là. A-t-on mis déjà en place des dépots et des mesures de conservation de toutes les denrées nourrissant les populations pour garantir au moins pour six mois la nourriture aux populations en cas de famine et de pénurie générale? Dans le monde moderne cela fait partie des prévisions dans un Etat. C’est pour cela qu’il faille organiser et fabriquer des installations de réserves: des silos de maiis pour sécher et conserver pour un certain temps. L’Etat doit garantir aux cultivateurs le prix de revient de la production d’un kilo de maiis plus une marge de survie afin que les agriculteurs puisssent vivre dignement de leur travail. Quand sur les marchés, pour raison de surabondance le prix du kilo n’atteint pas le prix indiqué, l’Etat doit acheter aux cultivateurs leur produit, en attendant des débouchers meilleurs pour les écouler. Ceci, car les produits agricoles voire les denrées alimentaires, n’étant pas des produits techniques et industriels, la saturation de leur marché est très vite atteinte et avec un prix qui ne permet pas aux producteurs de mener une vie digne.

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    OLLA OUMAR Il y a 2 mois

    Madampol , et au-delà du problème de la libre circulation des biens que celà pose , on dénote aussi l’impréparation des réformes,de talon , pour avoir procéder purement et simplexe à la suppression de l’ ONASA qui régulait au benin la surproduction des produits de nos paysans 

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    OLLA OUMAR Il y a 2 mois

    bizarre, sommes nous en économie libérale , et n’y a-t-il pas le principe de la libre circulation des personnes et des biens ? Aussi , sous la présidence yayi boni , une structure nommée ONASA régulait la surproduction, en achetant les trop produits, garantissant ainsi par ce mécanisme le prix et le pouvoir d’achat de nos braves cultivateurs . 

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      Madampol Il y a 2 mois

      Je me suis posé la même question. Dans un pays qui a inscrit le libéralisme économique dans sa constitution, au nom de quoi empêche t-on des paysans qui n’ont bénéficié d’aucune aide publique de vendre leur production à qui leur chante, où ça leur chante.
      Je pense qu’il est temps que des juristes se penchent sur cette question qui n’a pas été réglée depuis 1990.
      À mon avis, il s’agit d’un simple abus de pouvoir des gouvernements béninois depuis 1990.