Au Bénin, les prochaines élections législatives sont cruciales, et ce pas que pour l’opposition au président Patrice Talon. Adrien Houngbédji qui a tôt fait de s’allier au nouveau président élu, après avoir soutenu avec véhémence son concurrent se retrouve à la croisée des chemins. Que deviendra le président des tchoco-tchoco? C’est la question légitime que se posent bon nombre d’observateurs béninois. Et pour cause, le leader du parti du renouveau démocratique (PRD) a toujours su se positionner pendant les principaux mandats de l’ère démocratique. Mais cette fois-ci, Adrien Houngbédji joue gros.

En se ralliant à la rupture, le leader de l’ouémé ne s’attendait sûrement pas à une annonce de fusion des partis politiques. Annonce qu’il a vu d’un assez mauvais oeil, craignant que sa formation politique, l’oeuvre d’une vie, ne disparaisse au sein du mouvement. Il aurait ainsi tenté d’imposer son logo sans succès. Ne sachant plus quoi faire, il décida finalement de ne pas intégrer le bloc républicain.

Représailles à venir?

Si cette décision peut-être compréhensible, il faut voir le contexte dans lequel elle intervient. Patrice Talon plus fort que jamais va-t-il pardonner à l’actuel président de l’Assemblée cet affront? Même si ce dernier affirme toujours le soutenir, pourra-t-il gagner les élections ou un poste de député sans le soutien direct du président? Le PRD peut-il se relever d’un éventuel affrontement (indirect) avec le pouvoir? D’autres partis s’y sont frottés sans succès. Pour l’heure, la hache de guerre ne semble pas encore déterrée.

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