L’armée camerounaise dans sa lutte contre les séparatistes bamendais a annoncé ce samedi avoir éliminé une demi douzaine de sécessionnistes et fait une importante saisie de munitions, au cours d’un raid dans le Nord-ouest.Les forces armées camerounaises maintiendraient un haut niveau de vigilance dans les contrées séparatistes du Nord-ouest et sud-ouest du pays ; et ce, malgré l’appel à un cessez des hostilités du président Paul Biya. Ce samedi, la presse internationale soutenue par une publication sur la page Facebook de l’armée faisait état de sept séparatistes appartenant aux ‘’forces de défense ambazonienne’’, qui auraient perdu la vie dans une patrouille de reconnaissance des forces loyalistes.

Selon les médias, ce serait dans la région d’Alabukam que la FAC (Forces de défense Camerounaises), sur un renseignement aurait débarqué et surpris les insurgés dans un de leur camp.

Une guerre qui s’éternise

Ces raids interviennent alors que les autorités camerounaises appelant à un cessez des hostilités, auraient selon la presse internationale, pris des mesures encourageantes à la mi-décembre en relâchant 289 détenus anglophones, excluant soigneusement, toutefois, des dirigeants séparatistes, qui eux sont toujours derrière les barreaux. Des mesures donc, que les séparatistes selon les observateurs, qualifieraient d’hypocrites et de stratégiques. Le but de la manœuvre selon eux étant de tromper leur vigilance pour mieux les vaincre.

Selon les estimations de l’International Crisis Group, rapportées par les médias, les combats auraient déjà tué près de 200 soldats, gendarmes et policiers, faisant environ 300 blessés et tué plus de 600 séparatistes. Au moins 500 civils sont morts dans les violences. L’ONU compte 30 000 réfugiés anglophones au Nigeria et 437 000 personnes déplacées à l’intérieur du pays au Cameroun. La minorité anglophone du Cameroun, représentant environ un cinquième de la population du pays.

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