Suite à l’arrestation de la directrice financière de Huawei au Canada, la Chine a décidé de répliquer, annonçant à son tour les arrestations de plusieurs ressortissants canadiens sur son sol.En Chine, l’arrestation de Meng Wenzhou, la directrice financière de la marque de téléphonie mobile Huawei, ne passe toujours pas auprès des autorités. En effet, celle-ci a été stoppée à l’aéroport de Vancouver par les forces de l’ordre canadienne après que Washington ait officiellement demandé son arrestation puis son extradition.

Des arrestations en réponse à celle de Meng Wenzhou ?

La raison ? Meng Wenzhou est soupçonnée par les États-Unis d’avoir fait fi des sanctions américaines en continuant à commercer avec Téhéran. Aujourd’hui libérée sous caution, elle risque ainsi d’être jugée du côté des États-Unis.

Du côté chinois, cette arrestation est une nouvelle déclaration de guerre faite par les autorités américaines à leur encontre. Il faut dire que depuis quelques mois, tous les coups sont permis entre la Chine et les États-Unis qui sont englués dans ce qui s’apparente à une véritable guerre économique.

Le Canada appelle à la retenue et au bon sens

Ne souhaitant pas se laisser faire, les hauts dignitaires de Pékin ont également décidé de sévir face au Canada, coupable selon eux d’avoir collaboré avec Washington. Résultat, 13 ressortissants canadiens ont récemment été arrêtés par les forces de l’ordre. 8 ont été remis en liberté depuis. Une information confirmée par Guillaume Bérubé, porte-parole du ministère des Affaires étrangères. Parmi les détenus figurent notamment l’ancien diplomate, Michael Kovrig, envoyé en Chine par l’organisme de réflexion, International Crisis Group, ainsi que le consultant Michael Spavor, fréquemment en liaison avec Pyongyang. Chrystia Freeland, la chef de la diplomatie canadienne, a pour sa part appelé Pékin à leur libération immédiate.

Officiellement, les deux hommes ont été arrêtés après avoir été suspectés de mener des « activités menaçant directement la sécurité nationale ». Problème pour Ottawa, il n’en est rien puisque ces arrestations font simplement office de réponse. Aujourd’hui, il y aurait en tout et pour tout pas moins de 200 Canadiens qui auraient des démêlés avec la justice chinoise. Un chiffre « stable » selon le ministère des Affaires étrangères qui n’a pas connu hausse sensible suite à l’éclatement de cette affaire. À titre de comparaison, 900 Canadiens sont actuellement aux prises avec la justice américaine.

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