A la suite des nouvelles sanctions européennes imposées contre l’Iran, Téhéran a décidé de réagir, assurant être en mesure de répondre de la manière la plus stricte qui soit.Le torchon brûle entre l’Iran et l’Union européenne. En effet, alors que la République Islamique est régulièrement pointée du doigt par l’administration, le Conseil européen a, une nouvelle fois, décidé de frapper fort en annonçant avoir décidé de placer sur liste noire, la Direction pour la sécurité intérieure ainsi que deux de ses responsables, au titre de « récents attentats commis sur le sol européen ». 

L’Iran assure vouloir répliquer à l’UE

Dans les faits, l’Europe accuse ces deux hommes d’être derrière le meurtre de plusieurs dissidents iraniens, vivant aux Pays-Bas, au Danemark ainsi qu’en France. Face à ces accusations, l’Europe a donc décidé de prendre les devants en confirmant la mise en place de diverses mesures visant à accentuer la pression sur Téhéran. Face à ces nouvelles sanctions, Téhéran a annoncé son attention de répondre de manière stricte et sévère. 

Selon un analyste, l’Iran aurait d’ailleurs décidé de revoir en profondeur son programme de coopération avec les pays de l’Europe, en ce qui concerne les renseignements de la garantie de sécurité. Récemment interrogé à ce sujet, Ali Reza Akbari, fondateur du Centre iranien d’études stratégiques et ancien vice-ministre iranien de la Défense, le confirme d’ailleurs, l’Iran est confronté au problème du terrorisme, notamment de la part des forces de l’OMPI, l’Organisation des moudjahiddines du peuple iranien, depuis de trop nombreuses années. Résultat, un tel programme de coopération, basé sur l’échange et la bonne volonté, était relativement important pour les deux partis.

“L’Europe va le payer cher”

Enfin, toujours selon Ali Reza Akbari, l’Iran pourrait également revoir sa stratégie en matière de lutte contre le trafic de drogue. En effet, comme ce dernier l’explique, Téhéran a énormément investi d’argent et d’hommes afin de bloquer la fameuse route des trafics, qui passe par l’Afghanistan notamment, avant d’arriver en Europe. Problème, les mesures prises ne sont pas assez efficaces puisque la communauté internationale prive Téhéran de fonds et d’armes. « Dans ces conditions, l’Iran est en droit de réduire la coopération sécuritaire, y compris en matière de renseignement. […] L’Europe va le payer cher » a-t-il d’ailleurs confirmé.

LAISSER UN COMMENTAIRE

SVP saisissez votre nom
SVP, Entrez votre commentaire