A partir de cette année, tout individu qui mettra un enfant au travail écopera de sanctions. C’est une annonce du directeur béninois des normes du travail qui a visité certains marchés et ateliers lors d’une mission de sensibilisation initiée par le ministère du travail et de la fonction publique le jeudi 20 décembre 2018 et qui prendra fin en janvier 2019.

Au Bénin, le travail des enfants est un phénomène assez répandu. D’après une étude menée sur le phénomène, 7882 enfants sont précocement mis au travail seulement dans les marchés Ouando à Porto-Novo, Arzèkè à Parakou, et Dantokpa à Cotonou. Une répression ferme démarrera cette année à l’encontre des auteurs et de leurs complices, selon Raymond Zounmatoun, directeur des normes du travail qui avec une équipe du ministère béninois du travail effectue depuis le 20 décembre 2018, une visite de contrôle et d’inspection dans les marchés et ateliers de quelques villes béninoises.

Poursuites et procédures contre les mis en cause

L’année 2019 sera marquée par l’application de la loi, à en croire Raymond Zounmatoun. « A partir de 2019, nous allons devoir faire appliquer la loi. La loi prévoit qu’aucun enfant ne peut entrer dans une activité économique s’il n’est âgé de 14 ans au moins. ( … ) Il y a des sanctions sévères qui sont prévues. Des poursuites et des procédures sont également établies pour être engagées contre les auteurs et même les complices », a laissé entendre le directeur des normes du travail.

La répression : la deuxième phase d’un plan d’action entamée depuis 2014

La phase répressive qui démarrera à partir de cette année constitue la seconde étape d’un plan d’action démarré il y a quelques années.  En effet, le Bénin a commencé en 2014, une sensibilisation s’inscrivant dans le cadre de la première génération (2014-2017) du Plan d’action nationale de lutte contre le travail des enfants. La deuxième génération de ce plan d’action démarrera en 2019. Elle couvre la période 2019-2023 et sera consacrée à la phase répressive.

6 Commentaires

  1. Ce sera une avancée..humaine et sociale…mais impossible à mettre en application…

    En effet…dans nos campagnes,nos villages..qui pourra aller vérifier..qu’un gamin ou gamine…qui aide son pater ou sa mère…est mineur…et comment définir…le caractère économique..de la chose..

    la sociologie,les us et coutumes…sont des réalités..qui ne disparaitrons pas..avec cette disposition i diote..

    • Je pense que le cas d’un enfant aidant ses parents n’est pas compris dans les cas sanctionnables. C’est surtout les cas de vidomegon qu’il faut sanctionner

      • dans ce cas…il faut préciser…les choses…sinon bonjours les abus et dénonciation calomnieuse..

        Aussi..ces cadres..magistrats.opj. n’emploient ils pas des vidémégon de 10 ans..venus de nos contrées…?

        Quand on sait…que des réalités…tres complexes..font que des gamines…et gamins de 10 ans…sont le pilier de certaines familles..

        faisons donc..attention..dans nos décisions…prises sans réflexions profondes

        Ceci étant dit..l’exploitation honteuse des enfants doit etre combattue

        • Je me rappelle…que très jeune…au cp1 et cp2…voir mem ce1….je devait faire le tour du village..pour vendre..de la cola,du tabas à chiquer,le beurre de karité et des fromages…pour ma grand mère..

          Sinon…on ne mange pas…et pas d’argent pour la récréation..

          est ce il fallait crietomiser..ma grand mère pour ça…

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