Un rapport qui risque de mettre à mal l’entourage du président Macron. En effet, la commission d’enquête du Sénat a remis hier son rapport d’enquête concernant l’affaire Benalla. Un dossier très complet qui n’a d’ailleurs été découvert par l’exécutif qu’au moment de sa mise en ligne, soit vers 16 heures.

Volumineux puisque composé de 120 pages, ce rapport est ainsi resté secret jusqu’à la dernière seconde, Philippe Bas, patron de la commission ainsi que ses deux rapporteurs, Muriel Jourda et Jean-Pierre Sueur s’étant bien gardés de faire fuiter la moindre information. Ce dossier lui, remet directement en cause de graves dysfonctionnements au sein même des plus hauts services de l’État, de quoi fait trembler Emmanuel Macron qui, comme l’a expliqué un proche collaborateur du président de la République, s’est fait « enfumer par ce mec », la notion “ce mec” faisant directement référence à Benalla. D’ailleurs, le sujet serait tellement sensible qu’il est désormais tabou.

L’entourage de Macron, sonné par le rapport du Sénat

Le camouflet est d’autant plus dur à avaler pour la présidence que la commission d’enquête du Sénat n’a même pas joué toutes ses cartes, Ismaël Emelien, considéré comme étant la personne ayant fait fuiter les images de l’agression de Benalla lors des manifestations du 1er mai, n’ayant pas été convoqué. Au gouvernement, on tente toutefois de faire bonne figure, rappelant que l’entourage du président a été changé il y a de ça quelques mois déjà, le gouvernement n’ayant pas attendu le rapport du Sénat pour prendre les dispositions adéquates. Cependant, tout ne serait pas terminé pour autant, « à mon avis, il va y avoir un truc beaucoup plus massif que ce que vous pensez. Beaucoup vont partir » pense ainsi savoir un proche d’Emmanuel Macron.

L’Élysée décide de réagir et monte au front

Le gouvernement lui, a également confirmé que ce document allait être lu dans son entièreté et que le président réagirait prochainement à ce sujet. Dans le but de respecter la séparation des pouvoirs, cette réaction devrait porter sur les 13 propositions faites par ce dossier afin d’améliorer la sécurité au sein de l’Élysée et celle du président, et non pas sur le rapport en lui-même.

L’objectif affiché étant bien évidemment d’éteindre l’incendie et surtout, d’enfin passer à autre chose, l’affaire Benalla occupant une place bien trop importante aux yeux de certains. « Il n’y a pas et il n’y a jamais eu de collaborateur officieux à l’Élysée depuis 2017 », a ainsi assuré Benjamin Grievaux, porte-parole du gouvernement, rappelant encore une fois que les dysfonctionnements pointés du doigt par le rapport, ont tous été identifiés et ciblés avant la parution de ce dernier.

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