L’affaire Benalla continue d’être la grosse actualité en France. Après sa mise en détention provisoire intervenue mardi dernier, le parquet de Paris a décidé d’ouvrir une enquête pour «entrave à la manifestation de la vérité». Dans une lettre adressée au président du Sénat Gérard Larcher, les membres de la commission l’invitent à «saisir le ministère public des déclarations» de Benalla. L’auteur de l’incident du 1er Mai devra donner des explications sur le «périmètre de ses fonctions» à la présidence de la république française et le rôle qu’il jouait dans le dispositif sécuritaire de l’institution.

L’ancien proche collaborateur de Macron tout comme Vincent Crase est soupçonné d’avoir fait économie de vérités sur les sujets relatifs à l’utilisation des passeports diplomatiques et du contrat de sécurité privée pour le compte du Russie Iskander Makhmudov

Un rapport rempli de contre-vérités selon l’Elysée

L’enquête pourrait même impliquer tant le principal acteur de cette affaire que ses employeurs. Les membres de la commission ont demandé en effet de faire la lumière sur «un certain nombre d’omissions, d’incohérences et de contradictions» relevé lors des auditions de Benalla et de Crase. Cette demande vise notamment le secrétaire général de l’Elysée Alexis Kohler,le chef de cabinet Patrick Strzoda et le chef du groupe de sécurité de la présidence, le général Lionel Lavergne.

Déjà l’Elysée commence par relever certaines anomalies dans ce rapport de la commission sénatoriale. Selon le porte-parole du gouvernement Benjamin Griveaux «beaucoup de contre-vérités» figurent dans ce rapport du sénat. «L’Elysée aura l’occasion d’apporter des réponses factuelles sur manifestement beaucoup de contre-vérités qui se trouvent présentes dans le rapport sénatorial» a-t-il souligné.

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