Le mouvement des gilets jaunes démarraient dans l’hexagone le 17 Novembre dernier. Une vague de profond mécontentement, qui trouvait avec le sentiment d’injustice des classes moyennes un canal d’expression. Nombre de revendications étaient brandies, mais toutes pour l’essentiel trouvaient leur condensé dans l’amélioration des conditions de vie, le changement de la politique fiscale mais surtout la démission de l’actuel locataire de L’Élysée, Emmanuel Macron.

« Un gigantesque échec collectif »

Hier, sortait aux éditions Plon, Le peuple et le président. Un condensé d’entretiens à bâtons rompus entre le Président Macron et deux journalistes chevronnés ; Cécile Amar et Cyril Graziani. Dans l’ouvrage qui se veut une analyse pertinente de la fronde sociale ‘’gilet jaune’’, le président Macron a pu dire début d’année, période des entretiens, son véritable sentiment sur la crise. Loin d’être démonté des appels à la démission des frondeurs, le président français reconnaissait que le mouvement était l’expression de «Beaucoup de gens », 287 710 manifestants le jour 1 selon le ministère de l’Intérieur, qui « avaient honte de leur vie, de ne pas parvenir à s’en sortir malgré leurs efforts ».

Même si le président reconnaît avoir à l’entame, pris le mouvement pour « petite mobilisation » contre une quelconque réforme, il accepte maintenant que ce fut une erreur. «C’est un gigantesque échec collectif, j’en prends ma part ». Une part non négligeable, car bon nombre des sorties médiatiques du président n’avaient fait qu’attiser un peu plus les hostilités. Une chose dont il s’en excuse en expliquant ; «La part de vérité, peut-être de désinvolture, de caractère direct avec laquelle je m’exprimais devant les Français, quand j’allais au-devant d’eux pendant la campagne, j’ai gardé la même comme président. (…) Ça a été perçu comme une forme d’humiliation». Mais poursuit-il optimiste ; « j’ai encore trois ans pour changer cela ».

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