Un édito qui passe très mal. En effet, Goodloe Sutton, journaliste basé en Alabama, a récemment publié une tribune dans le ‘Democrat-Reporter’, tribune au cours de laquelle ce dernier espère le retour du Ku Klux Klan et de ses lynchages. La raison ? Les démocrates envisageraient de collaborer afin d’augmenter à nouveau les taxes dans cet état du sud.

Interrogé sur son travail, Sutton a confirmé être l’auteur de cet édito, sans en dévoiler davantage, estimant simplement que le Ku Klux Klan devait à nouveau se lever afin d’aller « faire le ménage à Washington D.C. ». Au Montgomery Advertiser, il assurera d’ailleurs que les cordes seront prêtes afin de « tous les pendre », ajoutant au passage que sa pensée ne visait que les « socialistes-communistes ».

Un appel au retour du Ku Klux Klan qui passe très mal

À la toute fin du 19e siècle, le Ku Klux Klan, une organisation suprémaciste, envoyait ses membres en pleine nuit afin d’aller terrifier les noirs américains ainsi que leurs alliés blancs. Lynchages, incendies, violences, tout était permis. Un fait un peu exagéré selon Sutton qui, n’a pas hésité à assurer que « le Klan n’était pas violent, jusqu’à ce qu’il ait été poussé à le devenir ». Une sortie qui a provoqué l’incompréhension et la colère de nombreuses personnes, dont le sénateur d’Alabama, Doug Jones, qui a appelé le journaliste à démissionner.

Un constat partagé par la républicaine Terri Sewell qui a rappelé que des millions de personnes ont été terrorisés et ont souffert des atrocités commises par les membres du Klan. Selon elle, ce genre d’édito n’est pas une blague, mais bel et bien une menace pour la société. De son côté, l’association de presse d’Alabama a également condamné ce papier, expliquant ne soutenir aucune violence, de quelque sorte qu’elle soit. Malheureusement, celle-ci ne peut rien faire, assurant n’avoir aucune autorité sur les membres de son association.

Un média habitué des polémiques

Le média lui, est un habitué des polémiques. Au mois d’octobre 2017, le journal publiait un papier controversé au sujet des joueurs de football américain posant le genou à terre lors de l’hymne national, avant chaque match de NFL. L’édito lui, assurait que cela n’avait rien d’étonnant, car « pendant 200 ans, c’est ce que les hommes de couleur ont appris à faire, se mettre à genoux devant un homme blanc ». Plus tôt, au mois de juillet 2016, le président Obama a été appelé par ce même journal, le « roi des Kényans ».

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