Les marchés ne cessent jamais de fluctuer, et il est important de saisir rapidement les nouvelles occasions lorsqu’elles se présentent. Nous avons donc préparé une revue de trois secteurs émergents et prometteurs dans lesquels il est possible d’investir en Afrique.

Les monnaies cryptographiques

Même si le marché des monnaies virtuelles n’a plus autant la cote qu’en 2017, l’Afrique semble faire exception à la règle. Paxful, une entreprise qui facilite l’achat et la vente de cryptodevises, a vu son volume transactionnel augmenter de plus de 130 % sur le continent africain durant l’année 2018. La plupart des Africains ayant acheté du Bitcoin (BTC) ou des altcoins ont été séduits par la possibilité de le faire par le biais de bons d’achat et de cartes cadeaux. Toujours est-il qu’il est préférable de s’instruire sur les cryptomonnaies avant de risquer des montants importants. Certains facteurs comme la valeur intrinsèque, la capitalisation boursière, la liquidité et la volatilité doivent être analysés avant d’investir dans les devises digitales. Le marché compte plus de 1,500 tokens virtuels, et il peut parfois s’avérer compliqué d’évaluer la valeur d’une crypto monnaie. S’agit-il d’une blockchain qui permet de développer des applications décentralisées comme l’Ethereum (ETH) ? Est-ce plutôt un altcoin qui a été conçu à des fins purement transactionnelles à l’instar du Litecoin (LTC) ? C’est ce type de questions que vous devrez vous poser pour choisir le bon véhicule d’investissement. 

Les énergies renouvelables

Plusieurs pays de l’Afrique tentent d’unir leurs forces pour combattre les changements climatiques. Par exemple, le bloc économique ouest-africain a annoncé qu’il avait comme objectif d’atteindre 65 % de pic de charge des énergies renouvelables d’ici 2030. Bien que cette cible puisse sembler ambitieuse, un rapport publié par l’Agence internationale pour les énergies renouvelables (IRENA) en novembre 2018 a révélé qu’il s’agissait d’un but atteignable. Il est important d’être attentif à ces politiques puisqu’elles peuvent directement influencer la rentabilité de certaines entreprises. De plus, il ne faut pas oublier que la Chine investit dans le secteur africain des énergies renouvelables, ce qui contribue à l’essor de certains projets. Qui plus est, un partenariat entre l’Africa Finance Corporation (AFC) et deux autres organisations a permis de financer la construction d’une centrale hydroélectrique à Singrobo-Ahouaty.

L’industrie minière

Le secteur minier africain pourrait être sur le point de connaître un second souffle. Cela s’explique par la volonté de certains pays d’Afrique d’attirer les entreprises minières sur leur territoire. Muhammadu Buhari, président nigérien, a attribué des contrats à dix entreprises du secteur. Pour attirer les sociétés, cet État accorde plusieurs mesures incitatives, dont l’exonération fiscale pour une durée de trois à cinq ans. Enfin, notons que l’Afrique de l’Ouest suscite l’attrait des entreprises canadiennes qui se spécialisent dans l’extraction d’or. Quoique l’industrie soit plutôt jeune, la production a déjà atteint près de 250 tonnes par année, ce qui s’apparente aux quantités extraites en Amérique du Nord.

En somme, il est possible de réaliser des profits en misant sur plusieurs marchés différents. Il faut toutefois bien s’informer sur un secteur avant de prendre des risques, car plusieurs entreprises dont les activités économiques sont rattachées à des industries émergentes cessent d’exister après peu de temps. Pour avoir du succès, l’éducation passe avant tout !

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