La situation économique du Venezuela ne s’arrange pas, avec une inflation incroyable, de près de 1 000 000 % en 2018 avec 90% de la population vivant sous le seuil de pauvreté à en croire les chiffres du FMI. Depuis le pays jadis grand producteur de pétrole est désormais un état à assister. Nicolas Maduro au pouvoir depuis 5 années, aurait promis selon la presse internationale, pour sa réélection, une « nouvelle ère de paix et prospérité » qui jamais n’est arrivée.

Nous ne sommes pas des mendiants…

« Nous ne sommes pas des mendiants », aurait déclaré Maduro cette semaine dans un discours aux troupes retransmis à la télévision nationale, insistant sur le fait qu’il n’y avait pas de crise humanitaire. Il est dans la logique de ne pas bouger d’un iota dans son bras de fer avec son opposant déclaré et président par intérim autoproclamé, Juan Guaido. Nicolas Maduro ordonnait à l’armée d’empêcher tout convoi en entrée sur le territoire vénézuélien.

Pour Maduro, il n’est pas question de favoriser une invasion des USA et alliés déguisée en de pseudos aides humanitaires. « Personne ne va entrer, pas un soldat envahisseur ». A cet effet la presse internationale diffusait mercredi, des images d’un blocus de différentes voies d’accès au Vénézuela. Le pont international ‘’Tienditas’’ à la frontière colombienne, obstrué de conteneurs et de citernes.

Un crime contre l’Humanité…

Pour Juan Guaido, ce blocus représenterait une escalade dans l’abus de pouvoir du régime encore en place. Ce dimanche, le député-président par intérim, avertissait les ténors du régime et notamment les autorités militaires qu’ils se rendaient ainsi coupable d’assassinats de masse sur leur concitoyens en empêchant l’arrivée de ces aides humanitaires. Pour Guaido, le temps serait venu pour l’armée de définitivement choisir son camp, celui de l’allégeance à la sauvegarde de la Nation et de ses concitoyens ou à celui du Président et de ses intérêts.

« Il y a des responsables et que le régime le sache. C’est un crime contre l’humanité, messieurs de l’armée » déclarait-il ce dimanche. Une assertion similaire à celle du Ministre des affaires étrangères de la Colombie, Carlos Holmes Trujillo qui avait déclaré Mercredi ; « Commettre un tel crime donnerait encore plus de raisons aux pays unifiés de demander à la Cour pénale internationale d’enquêter sur Maduro ».

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