Le parlement a ouvert hier lundi 18 mars, la 4 e session extraordinaire de l’année. Entre autres points inscrits à l’ordre du jour : l’examen des propositions de loi pour des élections inclusives. Les députés n’ont pas eu le temps de discuter amplement de ces textes puisque le dossier a été renvoyé à jeudi prochain. Joint au téléphone dans la soirée d’hier par Soleil Fm, Guy Mitokpè a livré ses impressions.

Il pense que la seule bonne nouvelle de la journée , c’est la disponibilité des députés, surtout ceux de la minorité « à discuter, à dialoguer, à trouver une solution à la crise électorale ».  Ceux de la « mouvance présidentielle ne font pas véritablement le jeu d’ouverture comme il se doit » dénonce M Mitokpè. Le parlementaire n’est d’ailleurs pas d’accord avec le format choisi par le chef de l’Etat pour une sortie de crise. « Les discussions, les préalables doivent se discuter au niveau de la classe politique. C’est une fois le consensus obtenu au niveau de la classe politique que nous pouvons les transformer en une proposition de loi. C’est en ce moment bien précis que nous estimons que le parlement peut rentrer dans le jeu » a-t-il déclaré.

“Un format pour une fois de plus ruser”

Le format tel que proposé par le chef de l’Etat , est un format « d’endormissement », un « format pour une fois de plus ruser » dénonce Guy Mitokpè. Il pense par ailleurs que Patrice Talon doit arrêter le processus électoral afin que les discussions puissent se mener dans un esprit de sérénité de part et d’autre, conformément à l’article 68 de la constitution, puisqu’il a reconnu lui-même que la situation était préoccupante.  Pour rappel, l’article 68 de la constitution permet au chef de l’Etat de prendre des mesures exceptionnelles quand le fonctionnement régulier des pouvoirs publics et constitutionnels est menacé ou interrompu . Selon le secrétaire général du parti restaurer l’espoir on est bel et bien dans cette situation puisque le « fonctionnement des institutions est remis en cause».

Amender l’article 80 de la constitution

Du côté de la mouvance informe-t-il, les députés ne sont pas favorables à cette proposition. Ils préfèrent plutôt qu’on amende l’article 80 de la constitution qui parle du mandat des députés. Pour eux, si l’opposition pense que le calendrier électoral peut être rattrapé, il faut modifier l’article 80 de la constitution. La minorité est contre cette initiative qui aboutira à la révision de la constitution. Elle pense qu’on peut se baser sur la jurisprudence de l’Assemblée nationale ou l’article 68 de la loi fondamentale pour résoudre ce problème.

4 Commentaires

  1. Soyons honnette avec vos réflexion quand l’opposition a bloqué la révision, Talon n’a rien dit on ne veut pas modifier une loi c’est la politique votre fonction ?

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