Carlos Ghosn - Eliot Blondet/Abaca

La disgrâce de l’ex magnat de l’automobile, Carlos Ghosn a été spectaculaire. Son inculpation il y a quelques mois par la justice japonaise, a sonné comme un tremblement de terre dans le monde de l’automobile. L’ancien patron de l’alliance Renault-Nissan-Mitsubishi, a passé près de 100 jours en prison avant d’être libéré début mars, en échange du paiement de sa caution qui s’élevait à plus de 7,9 millions d’euros.

Carlos Ghosn a toujours démenti les accusations portées à son encontre. Ce mercredi, Ghosn a vu le groupe Nissan porter des charges contre lui. Pour assainir son mode de gouvernance, le constructeur automobile nippon a mis en place un comité spécial, chargé de remanier la gouvernance de Nissan. L’objectif, c’est d’éviter que d’autres scandales du type Carlos Ghosn se répètent.

Nissan veut faire le ménage

Ce comité a notifié que Carlos Ghosn a enfreint plusieurs lois en utilisant des fonds du groupe Nissan à des fins privées. Pour expliquer cet état de fait, le comité indiquera que le PDG japonais avait trop de pouvoir entre ses mains, ce qui lui permettait d’entreprendre certaines démarches, même celles qui paraissaient douteuses.

Dans un rapport, les membres du comité ont livré les informations suivantes: ” Il existe des faits suffisants pour suspecter des violations des lois et des réglementations, des règles internes et une utilisation privée des fonds et des dépenses de l’entreprise par M. Ghosn (…)” Pour éviter à l’avenir ce genre de dérapage, le comité a précisé qu’il livrera des recommandations au groupe Nissan, afin de rendre plus transparente son mode de gouvernance.

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