Revêtant d’une importance toute particulière, la venue de Xi Jinping en France était attendue par bon nombre d’experts et surtout, le gouvernement. Ainsi, de nombreux sujets ont été abordés, notamment en ce qui concerne l’influence grandissante de l’empire du milieu en Europe, comme en témoigne le pharaonique projet des “nouvelles routes de la soie“.

Écologie, concurrence loyale, de nombreux thèmes ont ainsi été abordés entre Emmanuel Macron et Xi Jinping, plus tard rejoints par Angela Merkel, la chancelière allemande, et Jean-Claude Juncker, le président de la Commission européenne. Bien évidemment, le côté commercial n’a pas été occulté et de juteux contrats ont également été passés entre les partis.

Xi, un pied-de-nez à Boeing ?

Ainsi, le président chinois a commandé pour 300 Airbus, 290 A320 et 10 A350, plus précisément. C’est l’entreprise étatique CASC (China Aviation Supplies Holding Company) qui en sera l’heureuse propriétaire. Un accord impressionnant passé entre la Chine et l’Europe qui pourrait bien faire rougir de colère… Le président américain Donald Trump. 

Englué dans une véritable guerre commerciale avec Pékin, Washington perd peut-être l’occasion de redorer le blason de son aviation, actuellement assombri suite aux catastrophes Boeing de Lion Air et Ethiopian Airlines. De plus, cette décision de travailler si étroitement avec Airbus peut ressemble à une véritable sanction déguisée.

Airbus remercie la Chine pour sa confiance

La conclusion d’un grand contrat pour Airbus est une avancée importante et un excellent signal (…) de la force des échanges” s’est d’ailleurs félicité le président français Emmanuel Macron, qui a estimé ce contrat à 30 milliards de dollars. Également interrogé à ce sujet, Guillaume Faury, président d’Airbus Commercial Aircraft et futur PDG d’Airbus, n’a pas manqué lui, de remercier la Chine pour la confiance qu’elle accorde aux produits de sa société. Un véritable succès pour l’aviateur européen qui signe ici, un contrat record.

1 COMMENTAIRE

  1. Ce que vous ignorez, c’est que Xi a fait également une telle commande en 2017 auprès de Boeing qui jusqu’à preuve contraire n’est pas annulé. En conclusion, il ne s’agit pas d’un pied de nez mais plutôt une politique de diversification des avions. Pour preuve, les commandes actuelles ne permettent pas encore à la Chine de satisfaire intégralement les deux (2) compagnies publiques nationales concernées au regard des besoins dans les années à venir. C’est tout simplement que la Chine espère faire quelques commandes record auprès de sa Compagnie nationale de production des avions pour combler le gap. Soyez plus subtiles dans vos analyses.

LAISSER UN COMMENTAIRE

SVP, Entrez votre commentaire
SVP saisissez votre nom