La guerre civile rwandaise de 1994, aurait fait 800 000 victimes, dans ce que les médias avaient considéré comme le massacre ethnique le plus sanglants de cette décade en Afrique. La France, métropole colonisatrice était appelée par la communauté internationale à jouer vigoureusement sa partition dans le règlement de la crise ; l’Opération Turquoise naissait. Jean Varret, alors chef de la Mission militaire de Coopération Française à Kigali dit sa part de vérité.

La France accusée de favoritisme

Pour Jean Varret, la France aurait dès l’entame du conflit choisi son camp ; celui d’aider le gouvernement d’Habyarimana à faire le ménage. Mais précisait-il dans un entretien à une agence de presse internationale ; «   La coopération ; (…) ce lobby militaire a été plus enclin à aider au combat ». Tout au long de leur engagement au Rwanda au début des années 90 et au-delà, les responsables français auraient été selon certains observateurs, au fait des violations des droits de l’homme commises entre 1990 et 1994.

Mais tout à leur coopération militaire, ils n’auraient tout de suite pris la mesure ou plutôt la démesure du drame qui se tramait. « Aucun civil ou militaire n’aurait souhaité le génocide. Aucun. Par contre, certains n’ont pas pris le risque au sérieux » ajoutait le général aujourd’hui à la retraite.

La France mise au banc des accusés

De l’avis de nombre d’observateurs, la France aurait fait montre d’une  coupable partialité dans la gestion du conflit. Depuis, elle essaierait par divers moyens de réfuter son rôle dans l’escalade de la violence au cours du conflit pour Alain Juppé, alors ministre français des affaires étrangères ; « Faire procès à la France de porter une part de responsabilité dans le génocide aux Rwanda est une honte et une falsification historique ».

Cependant, la réticence d l’Hexagone à donner suite aux différentes poursuites et autre demandes d’extraditions de ressortissants rwandais ayant eu quelconque responsabilité dans le massacre ; en dirait long sur la volonté de la France de ne pas voir pousser trop loin les investigations. Car selon Jean Varret il serait avéré  que certains responsables militaires à des degrés divers  auraient été « trop loin, parce qu’ils n’ont pas voulu prendre en compte les risques de cette politique de soutien à Habyarimana ».

1 COMMENTAIRE

  1. la meilleure défense c’est l’attaque..C’est ce que la france a fait.

    Utilisant..sa puissance diplomatique

    Médiatique…elle a pris le devant des choses.

    Une commission parlementaire..pour se laver à grande eau..

    Des procédures judiciaires…juste..pour ne pas se trouver..sur le banc des accusés..

    Et je parie…qu’aujourdhui..elle est capable..de poursuivre des lybiens…judiciairement..pour étouffer sa responsabilité…de drame lybien..

    Bhl,sarko et alain juppé..se présenteraient comme des victimes..

    Et là..c’est la faute,la faiblesse..des africains que nous sommes..vis à vis de la france…

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