L’initiative chinoise «Une ceinture, une route» (OBOR), est un projet effarant. Plusieurs milliers de milliards de dollars investis dans un réseau de routes commerciales terrestres, aériennes et maritimes ouvert à plus de 76 nations. Un concept clé de la politique étrangère de la Chine. Alors que des interrogations et des questions diviseraient l’Europe sur la pertinence et l’utilité  d’adhérer à un tel projet ; le président chinois, Xi Jinping, le temps d’une visite ce jeudi prenait le temps de rassurer.

La Chine, champion du libre échange mondial

Alors que le président Donald Trump privilégie son ‘’America first’’ en réduisant l’engagement des États-Unis dans les traités et autres accords commerciaux internationaux ; la Chine elle lançait en automne 2013, un cadre nouveau d’échanges économique. L’Initiative « Une ceinture, une route» OBOR, une sorte de nouvelle route de la soie ; du nom de ce commerce du XIXe siècle qui envoyait vers l’ouest papier, poudre à canon, porcelaine et épices et ramenait chevaux, tapis et couvertures en laine, or, argent et verre.

Cependant, l’OBOR, selon les observateurs ne serait  pas une politique officielle ni une stratégie bien définie, mais plutôt un cadre conceptuel très large pour les politiques visant à contribuer à une plus grande intégration économique en Asie, entre l’Asie et l’Europe et entre l’Asie et l’Afrique à travers une diversité d’activités et de projets. Au cœur d’OBOR se trouve une approche stratégique du développement des infrastructures au sens large ; qu’elles soient de transport, d’énergie ou de télécommunication.

Quand Xi Jinping se veut rassurant

La visite européenne de Xi Jinping ne serait donc pas fortuite. L’Union européenne considère la Chine comme un rival commercial et n’est pas peu effrayée de tant d’audace. Le montant des investissements surtout, 1.3 millions de milliards de USD n’est pas anodin. Et l’Italie qui fait un pied de nez à l’union. L’UE est sensé adopté dans les jours qui suivent une résolution commune pour tenter de contrer l’hégémonie commerciale chinoise parce que ne voulant pas être pour la Chine une sorte de colonie.

Cependant, Pour Carlo Altomonte , professeur d’économie dans une université italienne, la manœuvre chinoise favorite serait de prêter de l’argent en conditionnant l’accès aux marchés locaux pour ses grandes entreprises, pour ensuite prendre des parts dans les ports et participer à leur management. En ce sens donc, les leaders italiens et français, auraient préconisé que cette initiative devrait garantir des réciprocités et de mutuels bénéfices. A ces interrogations le président chinois très paternaliste répondait que le partenariat ne pouvait qu’être que gagnant-gagnant. “la partie chinoise veut un flux ‘investissement dans les deux sens”.

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