Le 21 juillet 2015,  le président burundais Pierre Nkurunziza se présentait pour un troisième mandat malgré la controverse quant à son éligibilité. L’opposition boycottait le vote et Nkurunziza a été réélu. Une crise politique s’en est suivi et selon la presse internationale, plus de 700 personnes ont été tuées et 400 000 déplacées dans les pays voisins ; un état de chose qui fait suspendre l’aide des bailleurs de fonds et des partenaires techniques et financiers.

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Un devoir Patriotique

En décembre 2017, étant donné la récession économique du pays et l’incapacité de l’Etat à faire appel à l’aide extérieur ; le Burundi instaurait ‘’l’effort national’’ pour collecter les fonds nécessaires à l’organisation des élections de 2020. Une déduction systématique d’un 10 ème des salaires des fonctionnaires selon la presse locale. Une contribution de chaque ménage à hauteur de 2000 fr BIF et de celle d’étudiants en âge de voter à hauteur de 1 000 fr BIF. Appelant les citoyens à s’acquitter de “ce devoir hautement patriotique“. Pour les acteurs du secteur privé, le ministère de l’Intérieur devrait établir des listes de contributeurs à partir des fiches de paye.

« C’est un impôt illégal, car selon la constitution du Burundi, la population peut uniquement contribuer au financièrement en cas de catastrophe naturelle, or les élections ne sont pas des catastrophes naturelles», aurait déclaré à la presse, le  président de l’Observatoire de burundais de lutte contre la corruption et les malversations économiques.

Et le ministère de l’intérieur de rassurer ; « Le montant total du coût électoral n’est pas encore connu … Mais dès que le financement nécessaire sera obtenu, la campagne de collecte de fonds sera interrompue ».

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