Le Royaume Uni n’est pas prêt à quitter l’Union européenne le 29 mars comme prévu. Theresa May, la première ministre veut jouer les prolongations. Dans une correspondance envoyée au président du conseil européen Donald Tusk, elle sollicite le report du Brexit. La date du 30 juin 2019 conviendrait mieux selon elle. Seulement Emmanuel Macron n’est pas d’accord.

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Pas de “Oui”sans un projet clair

Le président français n’est pas prêt à exaucer ce vœu de Mme May. Pour lui, il n’est pas question de reporter le Brexit « sans un projet clair ». « Une extension n’est pas une solution, n’est pas une stratégie » fait savoir l’Elysée. Theresa May a pourtant expliqué pourquoi elle réclame un report de la date. Elle dit vouloir soumettre à nouveau l’accord de retrait au vote de la Chambre des communes. Pour cela, il lui faudra un peu de temps défend-t-elle. Emmanuel Macron ne l’entend pas cette oreille.

Il veut comme il l’a dit un projet de retrait clair, de la part de la première ministre britannique. Tant qu’il ne l’aura pas, le report du Brexit n’est pas pour demain parce que la France peut s’y opposer. Et un « Non » de Macron  maintiendrait la date du 29 puisqu’il faut que tous les 27 valident la demande de Theresa May pour qu’elle prospère.

Le rejet d’un texte inchangé deux fois de suite est un rejet définitif

Emmanuel Macron doit évoquer le sujet avec la chancelière allemande Angela Merkel demain jeudi. Rappelons que la Chambre des communes a déjà rejeté par deux fois l’accord sur le Brexit. Soumettre à nouveau le même document au vote des députés est contraire à une coutume constitutionnelle du Royaume Uni selon John Bercow, speaker du parlement britannique. Selon cette coutume qui date de 1604, le rejet d’un texte inchangé deux fois de suite équivaut à un rejet définitif.

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