Le dernier rapport publié par l’organisation de défense des droits de l’homme «Human Right Watch» sur la crise anglophone au Cameroun n’est pas du goût du gouvernement. Il rejette en bloc toutes les accusations d’abus des forces de sécurité qui ont été formulées par l’organisation. L’un des points de divergence du gouvernement avec «Human Right Watch» est la mise sur le même pied d’égalité des forces de l’ordre et les groupes séparatistes.

Un rapport partial selon le porte-parole du gouvernement

A la faveur d’une déclaration ce mardi, le ministre de la Communication René Sadi a déploré, le caractère de «partialité évidente en faveur des bandes armées» du rapport. Aussi a-t-il tenu à marteler la désapprobation du gouvenement de Paul Biya. «Le gouvernement camerounais rejette catégoriquement ces allégations à l’encontre de ses forces professionnelles qui luttent pour préserver l’intégrité territoriale de l’Etat et la protection des personnes et des biens dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest», indique le porte-parole du gouvernement du Cameroun.

Pour lui, c’est pas compréhensible que le rapport n’ait pas fait cas des enlèvements, de la fermeture des écoles, des incendies d’hôpitaux et d’autres atrocités commises par des séparatistes. Depuis le mois d’octobre, au moins 170 civils ont trouvé la mort et beaucoup d’habitations ont été consumées par les flammes. René Sadi a déploré «une tendance systématique de certaines organisations humanitaires à discréditer l’autorité publique».

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