Entre la France et la Turquie, la situation semble se tendre. En effet, alors que Paris a récemment célébré la première journée nationale de commémoration du génocide arménien, le président turc Recep Tayyip Erdogan a décidé de taper du poing sur la table. Ce dernier a effectivement pointé du doigt les leçons données par la France.

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Échaudé par la décision française de commémorer le génocide arménien, le président Erdogan a fustigé l’attitude de Paris, rappelant le génocide Rwandais de 1994 et les crimes coloniaux commis entre 1830 et 1962 en Algérie. De manière un peu plus large, ce dernier a continué, assurant que tous les pays donneurs de leçons au sujet « du respect des droits de l’homme en Turquie, de la démocratie ou de la question arménienne » ont en fait un passé sanglant. Une manière pour lui de pointer du doigt l’attitude ingrate de certaines nations qui se permettent visiblement de prodiguer des conseils alors qu’elles-mêmes ont été au centre de faits historiques plutôt sombres.

Erdogan tacle la France et ses “leçons”

Toutefois, c’est bien la France qu’Erdogan a dans le viseur. La décision d’officiellement commémorer le génocide arménien a encore énormément de mal à passer auprès du gouvernement. À ce titre, le chef de l’État a ainsi taclé Paris, rappelant que la France était impliquée dans les génocides de 1994, qui auront coûté la vie à plus de 800.000 Rwandais. Une implication que Paris se refuse toujours à reconnaître. En outre, celui-ci a également rappelé le passé colonial et les conséquences de ce dernier sur les populations, notamment Algériennes. Une sortie polémique qui ne devrait en rien apaiser les relations diplomatiques entre les deux nations, déjà bien tendues.

Une réunion de l’OTAN dérape

Le 12 avril dernier, à l’occasion d’une réunion de l’Assemblée parlementaire de l’OTAN à Antalya, en Turquie, Mevlüt Çavuşoğlu, chef de la diplomatie turque et Sonia Krimi, chef de la délégation française, ont eu un échange relativement houleux concernant le sujet évoqué ci-dessus. Cet incident aura marqué le début d’une rare crise diplomatique entre les deux nations, poussant d’ailleurs la délégation française à quitter la salle et boycotter le reste de la réunion en guise de protestation contre les attaques répétées et incessantes de la Turquie et ses représentants. Pointée du doigt pour son rôle dans le génocide arménien, au cours duquel 1,5 million de personnes ont trouvé la mort, la Turquie a toujours refusé de reconnaître sa réelle implication.

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