Si les tensions sont bien réelles entre le Venezuela et les États-Unis, c’est désormais avec le voisin canadien que Caracas vient de se brouiller. En effet, lundi dernier, l’exécutif vénézuélien n’a pas hésité à tacler Ottawa, accusant le gouvernement canadien d’accompagner « l’aventure belliciste » du président Trump après qu’une série de sanctions aient été imposées par Trudeau.

Dans les faits, le Canada a décidé de sévir à l’encontre de hauts-responsables vénézuéliens en gelant les avoirs de ces personnes mais aussi en les interdisant d’effectuer quelconques transactions avec le Canada. Ces sanctions interviennent alors que le Canada a d’ores et déjà sévi à l’encontre de 70 autres responsables. Pour rappel, le Canada a annoncé ne pas vouloir reconnaître le second mandat présidentiel de Maduro, avant d’ajouter qu’il soutenait ouvertement Juan Guaido. Membre du Groupe de Lima, Ottawa tente, en compagnie de 13 pays latino-américains, de trouver une porte de sortie à la crise vénézuélienne.

Le Canada, nouvel ennemi vénézuélien

Toutefois, cette annonce pourrait bien jeter un peu plus le trouble sur la possibilité d’une sortie de crise sans encombres. Visiblement vexé, Caracas n’a pas tardé à répondre, estimant que Justin Trudeau, via cette décision, « retirait au Canada, sa nature d’acteur fiable dans le dialogue ». Le ministère des Affaires étrangères a ensuite assuré qu’il rejetait catégoriquement ces nouvelles sanctions. 

De son côté, Ottawa a justifié sa décision en rappelant qu’il était impossible pour le gouvernement de s’allier avec des « criminels de guerre » dont l’unique objectif est de détruire l’économie vénézuélienne et de piller et faire souffrir le peuple. Ciblées, ces sanctions visent d’ailleurs 43 personnalités, soupçonnées d’être « responsables de la détérioration de la situation au Venezuela ».

Maduro et Guaido se livrent bataille

Pour rappel, la situation au Venezuela est actuellement des plus difficiles. D’un côté, Nicolas Maduro s’accroche au pouvoir, bien aidé par ses alliés que sont la Russie et la Chine. De l’autre, Juan Guaido, autoproclamé président par intérim, tente de renverser le régime. Avec le soutien d’une cinquantaine de nations, dont les États-Unis et le Canada ce dernier tente de faire bouger les choses. Malheureusement pour lui, le leader chaviste fait tout pour que ses actions n’aient aucune incidence et n’hésite pas à ruser afin de lui mettre des bâtons dans les roues. Saisies de son matériel, déclaration inéligibilité, arrestation de son second, Maduro semble être en mesure de résister, lui qui est également soutenu par l’armée.

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