La mission d’observation électorale de l’Union africain (MOEUA) en séjour au Bénin depuis le 20 avril 2019 dans le cadre des élections législatives qui se sont déroulées le 28 avril dernier, a livré ses conclusions préliminaires sur ce scrutin, ce mardi 30 avril à la faveur d’un point de presse à Cotonou.

D’après le rapport lu par le député ivoirien Koné Aboubacar et président de la commission Coopération internationale et règlement des conflits au sein du parlement panafricain, la mission retient que les législatives d’avril 2019 au Bénin sont une première au Bénin dans l’histoire démocratique de ce pays.

Sans consensus, sans compétition

Ces élections marquent une rupture d’avec le consensus sur lequel repose la démocratie béninoise et auquel la Cour constitutionnelle a conféré une valeur constitutionnelle. «Cette rupture a mis en mal le caractère ouvert, inclusif et compétitif qui a traditionnellement caractérisé les processus électoraux antérieurs au Bénin» note la MOEUA.

En effet, souligne la mission, «des sept candidatures déclarées à la CENA, seules deux listes ont été validées. Ces listes présentent la particularité d’appartenir toutes à la majorité présidentielle. Aucune liste de l’opposition n’a été qualifiée pour participer aux élections législatives du 28 avril 2019 ».

Apathie du peuple béninois, pertes en vie humaine…

Dans sa mission d’observation, l’Union africaine dit avoir constaté aussi « l’apathie du peuple béninois». Ceci s’est traduit, note-t-elle, par « l’absence d’effervescence au cours de la campagne électorale et le manque d’engouement observé dans les centres de vote couverts par les équipes de la mission».

La MOEUA déplore également les pertes en vie humaine et les cas de violences portés à son attention. «Du fait de cette violence une des équipes déployées dans le département des collines a été contrainte de rebrousser chemin pour des raisons de sécurité » rapporte-t-elle.

A propos, la mission appelle toutes les parties prenantes au processus électoral et tous les acteurs politiques à la retenue et à prioriser le dialogue inclusif. Elle a fait des recommandations au pouvoir en place et aux différents acteurs.

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3 Commentaires

  1. Talon a déjà affirmé que l’image du pays lui importe peu. Il va donc faire fi de toutes les observations d’où qu’elles viennent et foncer tête baissée.

  2. Il n’y a pas eu d’élection!!! Une élection suppose une compétition, peut il avoir une compétition sans un adversaire???

    Il n’est pas question d’accepter le diktat, l’union africaine doit prendre ses responsabilités, car nous n’allons pas laisse faire.

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