Également connu sous son titre de Baron Black de Crossharbour, l’ancien magnat de la presse Conrad Black, condamné en 2007 pour fraude et entrave à la justice, à trois ans et demi de prison, vient d’être gracié par le président américain, Donald Trump. Âgé de 74 ans, cet homme est connu pour être un fervent soutien du chef de l’État.

Canadien d’origine, ayant abandonné sa nationalité au profit de papiers anglais afin d’accéder à la chambre des Lords, en Grande-Bretagne, Conrad Black est un ancien patron de presse. Soutien du président Trump, ce dernier a d’ailleurs écrit un ouvrage plus qu’élogieux à son sujet, l’an dernier. Avant cela, Black a été à la tête d’un véritable empire de la presse, la société Hollinger, troisième plus grosse au monde dans le secteur. Celui-ci était alors le propriétaire du Daily Telegraph, du Jerusalem Post, du Chicago Sun-Times ou encore du National Post.

Black, accusé fraude et entrave à la justice

Toutefois, les ennuis vont très vite arriver. Accusé, avec ses associés, d’avoir détourné pas moins de 60 millions de dollars entre 1999 et 2001, il ne sera finalement reconnu coupable d’un détournement de 6,1 millions, lors de la cession de journaux, via l’attribution de généreux bonus. Emprisonné aux USA, il sortira une première fois de prison en juillet 2010, sur décision de la Cour suprême, avant que la cour de justice de Chicago n’annule elle aussi, deux des quatre verdicts de culpabilité prononcés à l’époque, à son encontre. Les verdicts pour fraude et obstruction à la justice ont toutefois été confirmés.

Trump, pointé du doigt pour ses grâces

Qualifié d‘entrepreneur et d’érudit par la Maison Blanche, Conrad Black a ainsi bénéficié de la grâce présidentielle. Selon un communiqué de presse, ce dernier serait à l’origine de “contributions remarquables au monde des affaires“. Tombant de son pied d’estale, le magnat de la presse a toutefois reçu de nombreux soutiens, preuve de “force de caractère exceptionnelle“.

Une décision de grâce toutefois critiquée par certains, qui estiment que le président américain utilise ce droit constitutionnel afin d’aider les personnalités dont il partage les idéaux. Dinesh D’Souza, conservateur polémiste antidémocrate, a ainsi eu le droit à la même décision, au même titre que l’ancien shérif Joe Arpaio, condamné par la justice pour ses méthodes discriminatoires à l’encontre d’immigrés clandestins.

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