C’est cette semaine que le président français Emmanuel Macron, doit rencontrer le maréchal Haftar. Ce dernier, poursuit depuis le 4 avril dernier, son offensive militaire sur Tripoli, afin d’en prendre le contrôle. Une rencontre qui intervient alors que Paris semble déterminé à relancer le processus politique afin d’entamer une transition démocratique.

Le 8 mai dernier, le président Macron rencontrait Fayez el-Sarraj, chef du Gouvernement d’union nationale, basé à Tripoli. Pour l’occasion, le chef de l’État réaffirmait alors le soutien de Paris au Premier ministre libyen invitant tous les partis à un cessez-le-feu immédiat et sans conditions. Toutefois, il semblerait que l’arrêt des combats ne soit pas pour tout de suite, les récentes révélations quant à la violation de l’embargo sur les armes laissant présager une intensification de la lutte.

Haftar va rencontrer Macron

En effet, le samedi 18 mai, sont arrivées en Libye de nombreuses armes à bord d’un navire turc. Très vite, le Gouvernement d’union nationale a alors réagi, assurant qu’une “vaste opération” était en train de se préparer, opération dont l’objectif est de vaincre les forces d’Haftar, contenues aux abords de la capitale libyenne. Photos à l’appui, le GNA a confirmé l’arrivée de ces armes, ajoutant que le dispositif militaire en place venait d’être renforcé par l’arrivée de munitions et d’une trentaine de véhicules blindés.

Une livraison d’armes qui brise l’embargo imposé

Censés résister aux mines, ces blindés ont ensuite été envoyés au sud de la ville, directement sur le front. Ceux-ci seront également utilisés afin de protéger les villes de Zintan et Misrata, sur lesquelles le maréchal Haftar a également des vues. Cette livraison elle, a été effectuée par l’Amazon Giurgiulesti, un cargo turc battant pavillon moldave, parti du port de Samsun en Turquie, le 9 mai dernier. Une livraison loin d’être inédite puisque l’an dernier, l’ONU avait déjà notifié que l’embargo imposé sur la livraison d’armes avait été violé par les deux partis.

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