L’affaire Carlos Ghosn continue d’intéresser la justice française ainsi que la justice nippone. L’ancien magnat de l’automobile est notamment accusé de ne pas avoir déclaré certains revenus auprès du fisc japonais, ou d’avoir détourné d’importantes sommes d’argent pour son profit personnel. Depuis, ce dernier ne cesse de clamer son innocence.

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Selon le clan de l’ancien patron de l’alliance automobile Renault-Nissan, tout aurait en fait été mis en œuvre afin de « l’éliminer ». Ses avocats travaillant d’ailleurs d’arrache-pied afin d’appuyer ce constat et tenter de prouver son innocence. Mais ce n’est pas tout puisque c’est le concert médiatique entourant son arrestation, survenue le 19 novembre 2018, qui a été pointé du doigt par les conseils de Carlos Ghosn.

Une mise en scène grotesque

Les images elles, ont très vite fait le tour du monde. Un procureur de justice monte à bord du jet via lequel Ghosn est arrivé au Japon. Ce dernier procédera ensuite à son interpellation. Toutefois, c’est bien cette mise en scène que le can Ghosn fustige. Selon eux, la justice japonaise aurait en fait convoqué la presse afin que toutes ces images soient filmées et retransmises dans le monde entier. Une attaque par voie de presse qui, pour sur, aurait retourné l’opinion contre Ghosn, surtout qu’en réalité, la situation aurait été tout à fait différente.

En effet, selon la défense, Ghosn aurait été interpellé à la suite de sa descente de son jet, après s’être redirigé vers l’un des postes de police de l’aéroport. Un agent lui aurait ensuite demandé de se rendre dans une seconde pièce, prétextant un problème de machine. Depuis cette pièce, Ghosn sera ensuite officiellement arrêté avant d’être conduit en direction de la prison de Kosuge, dont il ne sortira que plus de quatre mois plus tard. Libre depuis, Ghosn est soumis à un contrôle judiciaire des plus stricts, une situation qualifiée d’humiliante par son clan, qui estime que Nissan a tout orchestré en vue de le faire quitter la présidence du groupe.

Des preuves de collusion ?

Afin d’accréditer cette thèse, les avocats de Ghosn tentent de jouer sur le timing de toute cette affaire. Selon ces derniers, l’enquête officielle aurait débuté au mois de mars 2018, période au cours de laquelle la France tentait de se rapprocher de Tokyo afin de permettre à l’alliance Renault-Nissan de toujours plus se rapprocher. Une possible fusion était même à l’étude. “La fusion, c’était la feuille de route que nous avions fixée à Carlos Ghosn quand nous avons renouvelé son mandat en juin 2018″ ira même jusqu’à déclarer un conseiller au ministre français de l’économie, Bruno le Maire, un projet que le japonais n’ont jamais souhaité voir être mis en œuvre.

Un procès qui devrait avoir lieu en 2020

Second point d’interrogation, la totale coopération entre les autorités japonaises et Nissan. Selon la défense, tout ne semble pas être très clair sur ce point. Certains des proches de Ghosn estiment d’ailleurs que la présence de représentants de Nissan, aux côtés des représentants de la justice au moment de l’arrestation du magnat de l’automobile, accrédite la thèse de la collusion. Cependant, la gravité des faits reprochés pourrait faire s’effondrer cette théorie. Le procès lui, devrait avoir lieu d’ici à l’été 2020. D’ici là, Ghosn restera sous surveillance nippone, à moins que de nouveaux éléments ne viennent relancer cette affaire.

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