Le secrétaire général adjoint et porte-parole du gouvernement béninois, Wilfried Léandre Houngbédji, a confirmé mercredi 20 mai 2026 à Cotonou qu’Olivier Boko se trouve bien en prison, balayant les spéculations diffusées sur les réseaux sociaux depuis son transfert de la maison d’arrêt de Missérété vers la prison civile de Cotonou, le 7 mai 2026.
Interpellé lors d’une conférence de presse sur les allégations circulant quant au lieu de détention de l’homme d’affaires, Houngbédji a été catégorique : « Monsieur Boko, à ce que je sache, se trouve en prison. » Le porte-parole a ajouté que la charge de la preuve appartient à ceux qui soutiennent le contraire, les invitant à produire des éléments concrets à l’appui de leurs affirmations. Il a par ailleurs fustigé ce qu’il a décrit comme des polémiques artificielles, appelant les journalistes à ne pas se laisser détourner par des sujets fabriqués de toutes pièces.
Le transfert d’Olivier Boko depuis Missérété avait été signalé le 7 mai par Bip Radio, sans qu’aucune communication officielle ne vienne préciser les motifs de ce déplacement dans les heures qui ont suivi. Ce silence avait alimenté diverses théories sur les réseaux sociaux quant aux conditions réelles de sa détention.
Vingt ans de réclusion pour complot contre l’État
Olivier Boko a été condamné le 30 janvier 2025 par la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (CRIET) à vingt ans de réclusion criminelle pour complot contre l’autorité de l’État. Longtemps considéré comme l’un des proches les plus influents du président Patrice Talon, il était incarcéré à Missérété depuis l’ouverture de la procédure judiciaire le visant.
La CRIET, juridiction spécialisée créée au Bénin en 2018, est compétente pour juger les infractions économiques, les actes de terrorisme ainsi que les atteintes à la sûreté de l’État. Ses décisions sont susceptibles d’appel devant la Cour d’appel de Cotonou. Aucune précision officielle n’avait été apportée, à la date du 20 mai 2026, sur les raisons ayant motivé le transfert d’Olivier Boko de Missérété vers l’établissement pénitentiaire de Cotonou.



