Ce samedi, le président gabonais Ali Bongo, prononçait un discours à l’endroit de la nation. Premier depuis son retour en mars dernier de plusieurs mois de convalescence à l’étranger, le locataire du palais de Libreville, avait voulu son propos incisif et démagogique, annonçant tour à tour un remaniement imminent et une chasse à la corruption, aux corrompus et aux corrupteurs.

Quand Ali Bongo fait montre d’autorité

« Il est capital pour notre nation d’en finir une fois pour toutes avec la corruption qui gangrène nos institutions, il est capital d’en finir avec la mauvaise gestion, la mauvaise gouvernance » ; aurait déclaré le président au cours de son allocution télévisée ; une allocution qui rapporte la presse internationale aurait duré « huit minutes d’horloge » et qui aurait été semble-t-il pré enregistrée. Un discours pour le moins véhément contre ; contre ces membres de « la classe politique » gabonaise pour le « mot ‘éthique’ » avait perdu de sa substance. Car pour Bongo, qui avait célébré la veille le dixième anniversaire de la mort de son prédécesseur et père, Omar Bongo ; il n’y aurait  désormais plus de place pour les prévaricateurs de la république et que « Ceux qui se mettent en travers de cette voie sont prévenus : ils seront sèchement écartés ».

Si pour les adeptes du régime en place, le discours du président de ce 09 juin était un discours «attendu, espéré» et bonne ligne droite de la réaction du gouvernement après le scandale du ‘’ kevazingo’’, un bois précieux soumis à trafic, qui avait éclaboussé jusqu’aux très proches collaborateurs du président ; pour les détracteurs du régime Bongo, cependant, tel Alexandre Barro Chambrier, président du RPM, un parti de l’opposition, le discours du président serait, « complètement déconnecté de la réalité », destiné, rapporte la presse, uniquement à jeter de la poudre aux yeux des citoyens gabonais en occultant le débat sur sa capacité à gouverner.

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