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Il y a quelques jours, Walter Lübcke, élu allemand ouvertement pro migrants, a été retrouvé mort par les forces de l’ordre. Un incident qualifié d’assassinat politique par les autorités, qui n’ont pas hésité à souligner l’appartenance à des mouvances néonazies du principal suspect de ce meurtre. Une situation qui ne serait d’ailleurs pas isolée, puisque selon certaines informations, deux autres représentants politiques ont récemment été inquiétés.

Henriette Reker, maire de Cologne, et Andreas Hollstein, maire d’Altena, en Rhénanie-du-Nord-Westphalie, sont ainsi les nouveaux visés. Déjà victimes d’attaques du genre, notamment au couteau, ces derniers se retrouvent une nouvelle fois dans une situation désobligeante. Une information plus tard confirmée par la porte-parole de la police de Cologne, qui a avoué que l’élue de Cologne avait bien reçu des menaces de mort. Une situation inquiétante, d’autant que selon certaines informations, d’autres politiques auraient, eux aussi, reçu des menaces, bien que rien n’ait encore été officialisé.

Deux maires mis sous pression

À ce titre, c’est la police judiciaire berlinoise, la LKA, qui a été chargée de l’enquête. Du côté du pouvoir en place, ces tentatives d’intimidation ne passent pas du tout. Interrogé à ce sujet, Heiko Maas, ministre des affaires étrangères, a été très clair. “Notre démocratie prospère grâce aux efforts de nombreux politiciens et bénévoles locaux courageux. Ils ont besoin de notre respect et de notre soutien – constamment et surtout de nos jours”.

L’affaire Lübcke met en lumière ces nouvelles tendances

L’affaire elle, prend une ampleur toute particulière notamment depuis que l’assassinat de Lübcke ait été rendu public. Le 2 juin dernier, ce maire de 65 ans a été retrouvé assassiné par balles. Le principal suspect de cette affaire appartient lui, à la mouvance néonazie et est connu pour son passif chargé. Lübcke avait défrayé les chroniques en 2015, lorsqu’il avait invité les Allemands en désaccord avec la politique migratoire prônée par le gouvernement Merkel, à quitter le pays.

Reker et Hollstein, déjà visés

Preuve que l’extrême droite gagne du terrain en Allemagne, son assassinat avait provoqué une vague de commentaires haineux le concernant lui, et les migrants, sur les réseaux sociaux. Décomplexée, la mouvance extrémisme ne se cache plus. D’ailleurs, le ministre de l’Intérieur Horst Seehofer semble bien l’avoir compris, lui qui a comparé la mort de Lübcke à un “un signal d’alarme”. Quelques années auparavant, Reker a été très sérieusement blessée à la suite d’une attaque au couteau alors qu’Hollstein lui, avait réussi à échapper à son agresseur.

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