Ce weekend, la chaîne France 24 a diffusé une drôle de séquence au cours de laquelle le président rwandais Paul Kagame a eu un vif échange de mots avec Neven Mimica, commissaire européen à la coopération et au développement et le président rwandais. Une séquence au cours de laquelle Kagame accuse son interlocuteur, d’avoir un « complexe de supériorité » lorsqu’il évoque les sujets du développement et des droits de l’homme.

Une discussion qui avait toutefois bien débuté. En effet, Neven Mimica assurait avec envie que le Rwanda était un exemple à suivre. En effet, 25 ans après le génocide, Kigali est en train de revivre sur les plans économiques et politiques. Toutefois, Mimica ne fera aucune allusion aux droits de l’homme. La journaliste interviewant les deux hommes, relancera alors sur ce pont précis. Quelque peu gêné, Mimica tente de s’expliquer.

Kagame et le “complexe de supériorité”

Selon lui, il existe aujourd’hui des accords, ceux de Cotonou, qui lient l’Afrique à l’Union européenne. Une approche qualifiée de globale, via laquelle l’UE et l’Afrique discutent des droits de l’homme et de leur respect. « Nous parlons développement et droits de l’homme en même temps, d’une manière très ouverte et liée entre les deux aspects », a notamment continué le commissaire européen, avant que Paul Kagame n’intervienne finalement. Ne souhaitant pas que le sujet soit à nouveau débattu, ce dernier s’emporte.

Invitant l’UE à arrêter avec ce « complexe de supériorité, toute cette absurdité sur les droits de l’homme », Kagame rappelle que le Rwanda s’est probablement battu plus que quiconque afin d’être en paix, afin d’obtenir sa liberté. Qualifiant ce discours d’absurdité, le président rwandais continuera, invitant l’UE à arrêter de dicter aux autres « quoi faire ou ne pas faire ». Le sujet lui, se veut toutefois très épineux.

Des aides, remises en question ?

En effet, l’UE alloue certaines aides financières très importantes à certains pays africains. Toutefois, celle-ci peut être suspendue pour des questions de non-respect des droits de l’homme et de démocratie. Les commissions d’attribution et les organisations de défense des droits de l’homme et de développement ont toutefois demandé à être plus regardant sur la situation au Rwanda. Un discours jugé ridicule par Paul Kagame, le Rwanda devant toucher 460 millions d’euros d’assistance pour la période allant de 2014 à 2020.

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