Photo : LP/Delphine Goldsztejn

Le 23 novembre 2018, le Bénin accueillait avec joie un communiqué de l’Elysée. La présidence française promettait de rendre au pays « sans tarder » 26 œuvres d’art pillées par la France pendant la période coloniale. 7 mois plus tard c’est le statu quo. Au niveau du Quai Branly où les œuvres sont gardées on lâche une phrase qui pourrait doucher l’optimisme des béninois. « Les modalités de mise en œuvre de la décision du président de la république ne sont pas encore définies »  confie le musée à RFI.

Du côté des autorités françaises on voudrait bien que le Bénin donne des garanties sur les conditions d’accueil de ces trésors pillés par les troupes du Général Alfred Dodds en 1892. Les cadres du ministère français de la culture auraient bien aimé avoir des interlocuteurs côté béninois. Ce qui n’est apparemment pas le cas selon RFI. Ces responsables se seraient plaints en privé. Marie Cécile Zinsou n’a pas caché son inquiétude en apprenant de telles informations.

“Nos hommes politiques (sont-ils) vraiment en train de se préoccuper de la question?”

« Est-ce que le Bénin est vraiment intéressé par les œuvres ? Et est-ce qu’ils comprennent  bien l’enjeu que c’est pour la population d’avoir accès à ces œuvres ? » s’interroge la présidente de la Fondation Zinsou à Cotonou. Elle se demande aussi si les hommes politiques béninois sont « vraiment en train de se préoccuper de la question ».  « Aujourd’hui, en tant que Béninoise, c’est une question que je me pose et j’espère que le gouvernement va savoir répondre à cette question » conclut-elle.

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2 Commentaires

  1. “Nos hommes politiques (sont-ils) vraiment en train de se préoccuper de la question?” Sur le plan du fond, à mon avis, la réponse est clairement non, et pas seulement du fait de la situation actuelle au Bénin.
    (Entre nous 🙂 🙂 Trop forte ! 🙂 🙂 . “Mange celle là pendant que c’est chaud” ! ça s’est fait).

    La force qu’un(e) homme/femme tire de la connaissance (réelle, pas fantasmée) du passé de ses ancêtres d’où qu’il soient et les ressorts que procurent cette connaissance à une nation sont largement ignorés par les béninois en général et les politiques en particulier.

    Pour beaucoup et nombres de politiciens béninois, les réclamations du retour des œuvres – au demeurant totalement légitimes de mon point de vue – relèvent d’une rhétorique anti-coloniale passéiste et d’un discours populiste.
    Tout ça me parait d’un point de vue général bien sûr, velléitaire sans beaucoup plus.

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