Les premiers effets de l’affaire Ghosn, se font-ils ressentir pour Renault ? En effet plusieurs mois après que l’homme d’affaires français ait quitté son poste suite aux nombreuses révélations entourant ses finances, la firme au losange a été forcée de revoir à la baisse ses ambitions pour 2019. Le premier semestre de l’année a effectivement été très compliqué.

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Baisse des volumes, bénéfices en chute libre, objectifs retravaillés, l’année 2019 s’annonce compliquée pour Renault. En effet, le groupe a confirmé qu’au premier trimestre de ce cru, son bénéfice net a tout simplement été divisé par deux, s’établissant à 970 millions d’euros. Cette mauvaise passe s’explique notamment par le début d’exercice catastrophique de Nissan. Le constructeur japonais a vu son bénéfice net s’effondrer de 95% entre les mois d’avril et de juin.

Renault plombé par Nissan

D’ailleurs, la situation est tellement compliquée pour la société nippone que 12.500 emplois sont amenés à être supprimés. Résultat, Nissan coûte beaucoup d’argent à Renault, environ 21 millions de dollars, alors qu’en temps normal, la firme japonaise représente l’une des mannes financières les plus importantes de la firme au losange. Les effets de l’affaire Ghosn sont donc plus importants que prévus. La défiance des acheteurs vis-à-vis de la marque qui a pris un énorme coup derrière la tête au niveau de la réputation se fait très clairement ressentir.

Enfin, la fusion avortée avec Chrysler porte un coup très dur aux finances du groupe français, qui a vu son chiffre d’affaires baisser de 6.4% sur le trimestre, à 28.05 milliards d’euros. Une tendance qui confirme celle déjà établie en 2018, à l’époque, Renault avait annoncé une chute de ses volumes de ventes de 6.7%, à 1.94 million de véhicules. Des chiffres très loin des attentes, qui n’incitent d’ailleurs en rien à l’optimisme.

Un marché de l’automobile en berne

La conjoncture actuelle, avec un marché global de l’automobile, en baisse de 1.6% cette année, ainsi que la dépendance du groupe sur les marchés internationaux, sensibles notamment à cause des guerres commerciales et des décisions américaines n’aident en rien. Le marché iranien, totalement fermé et les chutes des ventes en Argentine et en Turquie en sont les parfaits exemples. Le secteur de l’automobile tourne au ralenti et Renault subi la situation de plein fouet.

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