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Rodrigo Duterte, président philippin, va-t-il devoir répondre de ses actes ? En effet, ce dernier a été directement visé par une motion déposée par l’Islande au cours d’une réunion du Conseil des Nations unies sur le respect des droits de l’Homme. Via celle-ci, le petit pays européen a invité la communauté internationale à se pencher de près sur les possibles abus commis aux Philippines.

Adoptée par l’Organisation des Nations unies, cette résolution invite la haute commissaire Michele Bachelet, ancienne présidente du Chili et récemment envoyée au Venezuela, à préparer un rapport compte et détaille concernant la situation des droits de l’Homme aux Philippines. La véritable purge menée par le président Duterte dans le cadre de sa lutte antidrogue est notamment visée.

Une lutte antidrogue qui pose problème

Le président philippin est effectivement accusé d’avoir abusé de son pouvoir et de son autorité afin d’arrêter, kidnapper et placer en détention des milliers de personnes. Afin de se justifier, le président philippin aurait utilisé le prétexte de sa lutte antidrogue. Problème, de plus en plus de voix s’élève afin de contester ses manœuvres, de nombreux citoyens dénonçant des méthodes barbares. En outre, le chef de l’État est également accusé d’avoir utilisé de vives réponses afin de censurer les médias, ses critiques et ses opposants politiques.

Interviewé mercredi dernier dans le cadre de cette enquête prochainement lancée, le président Duterte a une nouvelle fois joué de son côté provocateur assurant qu’il ne répondrait jamais à un Caucasien, à un blanc. Selon lui, ces derniers ne sont pas aptes à le juger, lui qui dans le cas où il aura à répondre de ses acteurs le fera face à une cour de justice des Philippines, présidée par un juge philippin. « C’est mon pays. Tout fonctionne ici très bien, je sais que tout fonctionne très bien. La justice est formidable ici » a-t-il ajouté.

Duterte, prêt à sévir contre l’Islande

En réponse, le président Duterte a toutefois admis qu’il pourrait réfléchir à l’idée de couper toutes relations diplomatiques avec l’Islande, qui est à la tête de cette demande, adoptée par 18 voix contre 14 avec 15 abstentions. Une décision toutefois saluée par Ravina Shamdasani, porte-parole du Conseil onusien pour le respect des droits de l’homme. Selon elle, ce prochain rapport permettra à la communauté internationale et à tous les pays engagés, d’avoir un aperçu global, mais détaillé de la situation actuelle aux Philippines.

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