L’émission Sous l’arbre à palabre de la radio allemande Deutsche Welle a abordé cette semaine la question de la crise politique au Bénin. Le porte-parole de l’Union Sociale Libérale Donklam Abalo, le politologue Mathias Hounkpè et le député de l’Union progressiste Orden Alladatin étaient invités pour en débattre.
« Du théâtre »
D’entrée de jeu, le journaliste a souhaité entendre ses vis-à-vis sur la main tendue de Patrice Talon. Une main tendue matérialisée par la rencontre du 15 juillet dernier entre les partis politiques et le numéro 1 béninois. Pour Donklam Abalo, son parti, y était parce qu’il voulait éprouver la bonne ou la mauvaise foi du gouvernement. La conclusion à laquelle il dit être parvenu, c’est que « cette main tendue n’était qu’un théâtre, parce que les autorités du Bénin n’ont pas encore pris la mesure de la situation ».
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Bénin : L'équipe de campagne du duo Wadagni-Talata dévoilée (Talon figure dans le Comité Stratégique)Orden Alladatin ne fait pas sienne les déclarations de M Abalo. Pour lui, ce qui dérange l’Usl, c’est qu’on lui demande de soustraire M Ajavon du poste du président d’honneur du parti parce qu’il a été condamné à une peine infamante. Selon le député, le gouvernement ne leur donne pas des ordres. Il leur demande juste de se conformer à la charte des partis politiques qui stipule clairement que quelqu’un qui est condamné ne doit pas être membre fondateur d’une formation politique. Pour Donklam Abalo, M Ajavon n’a pas encore été définitivement condamné, donc pour l’instant son casier judiciaire est vierge.
« Résoudre rapidement le problème de l’enregistrement des partis »
De son côté le politologue Mathias Hounkpè souhaite que les protagonistes de la crise mettent de l’eau dans leur vin. A l’en croire, c’est déjà heureux que le Chef de l’Etat fasse un premier pas vers les partis, en souhaitant régler le problème de leur enregistrement. « Je crois qu’il faut le plus rapidement possible le finaliser en s’assurant qu’on reste dans le respect strict de la loi » a indiqué l’administrateur du programme de gouvernance politique à l’Open Society Initiative for West Africa (Osiwa). Après cette phase, il faudra régler le problème du déficit de légitimité du parlement et préparer sereinement les élections à venir de sorte que de tels problèmes ne se reproduisent plus, a par ailleurs ajouté Mathias Hounkpè.
Le désormais député-nommé là, je me rappelle au temps de gninwè-gnindié combattre l’injustice qui pesait sur son mentor actuel. Ce mec dénonçait l’injustice que subit un autre qui a tout fait pour que agbonnon soit là où il est aujourd’hui. Ceci était manifeste à travers Mercredi rouge. Oh mon Dieu, tes créatures ne suivent plus tes consignes. Tout ça c’est adogocratie rupturienne