Casimir Kpédjo, capture sikka tv

Aucun journaliste, aucun responsable d’associations n’était présent hier à la CRIET à l’audience de notre confrère Casimir KPEDJO. Seuls, l’Union Européenne et Amnesty international étaient là pour soutenir le journaliste. Il faut tout de même avouer que cela fait honte pour la corporation et le pays. Quel que soient nos différends individuels avec Casimir, quel que soient les écarts de ce dernier, je pense qu’en pareille circonstance, il a besoin d’être soutenu, non pas pour lui faire plaisir mais pour protéger la corporation. Pour se protéger.

Ne l’oublions pas, Casimir Kpedjo a aujourd’hui des soucis avec le pouvoir tout simplement parce qu’il faisait son travail de journaliste. Et les reports interminables de son procès visent un but que chacun pourra deviner.

Si tout n’est pas encore aplati, alors remobilisons-nous pour Casimir Kpedjo. D’abord le 27 septembre prochain devant la chambre correctionnelle du tribunal de première instance de Cotonou. Charles Toko, ancien journaliste aujourd’hui maire de la ville de Parakou ayant intenté une action en justice contre lui pour un post sur facebook. Puis de nouveau à la CRIET le 26 octobre prochain pour ce qui s’y jouait jusque-là.

Virgile Ahouansè

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8 Commentaires

  1. Non seulement Charles toko était un pur commande de l’actuel régime mais il oubli que aujourd’hui est différent de demain

  2. @Zatin, vous connaissiez bien Charles Toko le journaliste? Si les régimes précédents faisaient comme la rupture, voici quelqu’un qui avait sa place en prison pour ses écrits calomnieux et diffamants mais jamais il ne s’est senti inquiété. Alors pourquoi lui Toko assigne un journaliste devant les tribunaux parce que devenu Maire et ne supporte plus les critiques ou attaques. A bon ca fait mal alors? Il faut féliciter Yayi et autres leaders de l’opposition qui chaque jour sont objets d”attaque du Journal Le Matinal appartenanat à Charles Toko, pour votre information. Il faut vivre longtemps pour voir une chose et son contraire. Tchikoiiiii.

    • @Karl, pour ta gouverné, Charles Toko attaquait Yayi Boni et sa gouvernance sur des faits avérés: dilapidation de 45 milliards dans une Centrale de Maria Gletta pour 0 KW, 25 milliards dans les marécages de Porto Novo pour le soi disant siège de l’assemblée Nationale, scandale des machines agricoles, des faux diplômes, des concours frauduleux , Dangnivo….et j’en passe. Yayi n’aurait jamais pu le poursuivre car ses écrits ne reflétaient que les réalités de l’incurie de cette gouvernance la plus calamiteuse que notre pays ait connue….Voilà

      • @Zatin le ridicule ne vous tue plus au Bénin. On le sait. Les auteurs de ces scandales sont bel et bien dans la rupture, au gouvernement et encore nommés au parlement du sang. Plus besoin des noms. Dagnivo à comparer aux tueries de Cadjehoun et Tchaourou, vous ne voyez pas que vous devriez avoir honte. En plus, si vous avez médiatisé le procès Dagnivo entre temps et les noms des gens proches de la rupture ont été citées, pourquoi Djogbenou, alors ministre de la Justice, a fait arrêter le procès et depuis plus rien. Mieux, le corps était supposé être enterré au Palais et depuis 2016, il n’a pas été exhumé malgré les travaux à haute intensité de corruption qui s’y mènent actuellement. Tchikoiiiii

  3. Virgile Ahouansè a raison de sonner les cloches de ses collègues journalistes et de les tancer vertement.
    – Vénalité de beaucoup de journalistes.
    – Manque de culture démocratique et de fermeté sur les principes.
    – Désorganisation de la société civile, seule force encore à même de freiner ou d’infléchir la tendance à l’absolutisme du pouvoir.

    Quelles qu’aient été les déclarations d’un collègue secoué par son arrestation, il ne faut pas confondre personne et principes à défendre.

    Je vais vous la faire à la béninoise : l’apôtre Pierre lui même a renié son engagement par 3 fois avant le chant du coq. Par peur, avant de se ressaisir. Les principes de liberté de la presse méritent que la corporation des journalistes le soutienne.
    \\\\///
    (@_@)

  4. Le fait d’être journaliste ne donne aucun droit à diffamer et à propager de fausses informations. Dans aucun pays au monde, cela n’est toléré. Et le Benin ne fera pas exception

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