Rfi rapporte que Facebook a décidé de s’intéresser aux langues nationales telles que le wolof dans le cadre de la lutte contre la propagation des fausses informations ou « fake news ». La firme aurait décidé de mettre à jour ses outils de vérification avec le soutien d’Africa Check qui a été créé en 2012 dans le but d’améliorer la fiabilité de l’information en Afrique à l’initiative de la branche à but non lucratif de l’Agence France Presse.

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Neuf nouvelles langues locales

Facebook qui s’est associé à Africa Check depuis 2017 dans le cadre de la lutte contre les fausses informations en français et en anglais a décidé d’inclure neuf nouvelles langues nationales dont le wolof, le swahili ou encore l’iglo rapporte Rfi. Samba Dialimpa Badji, rédacteur en chef d’Africa Check francophone soutien que ces langues qui sont de plus en plus utilisées dans les médias sociaux ont jusqu’ici été négligées. Il cite l’exemple du wolof en ces termes : « au Sénégal, on voit beaucoup de posts qui sont faits dans les langues nationales … on va s’intéresser de plus en plus aux publications Facebook qui sont faites en wolof ».

Beaucoup de contenus détournés

Les fake news sont de plus en plus répandues en Afrique notamment dans les campagnes électorales. Certains acteurs les utilisent comme outils de propagande contre des personnalités ou des communautés. Certains supports : images, vidéos ou enregistrements vocaux sont souvent détournés de leurs contextes initiaux afin de véhiculer des informations erronées qui sont souvent reprises en masse dans les plateformes et réseaux sociaux.

Le dernier exemple au Sénégal est celle d’une vidéo de l’émission “The Voice” repris en wolof faisant croire que le chanteur s’adressait à Monsieur Aliou Sall en référence au scandale sur les ressources naturelles.

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