Ce jeudi, un tribunal de Gap, une commune française située dans la région Provence-Alpes-Côte d’Azur, département des Hautes-Alpes, condamnait trois membres du mouvement anti-migrant ‘’génération Identitaire’’, pour troubles à l’ordre public et eut égard à « l’importance des valeurs protégées par les infractions reprochées et du passé pénal des prévenus » ; à six mois de prison et plusieurs milliers d’euros d’amende.

Un message clair de la justice française

Le mouvement serait composé selon des observateurs de jeunes Européens, pour la plupart des hommes, issus de la classe moyenne, instruits, qui partageaient en commun un point de vue « xénophobe, islamophobe et anti-immigrant ». Le fait est que ‘’Generation Identitaire ou Generation Identity’’ est aujourd’hui le mouvement de jeunesse d’extrême droite qui connaitrait la plus forte croissance en Europe. Avec des montées en puissance en Allemagne, en Autriche, en Italie, au Royaume-Uni et au Danemark, il demeurerait le plus populaire et le plus actif dans le pays où il a été fondé ; la France.

En avril 2018, Génération Identitaire avait voulu mettre en lumière les réseaux illégaux qui opèrent à la frontière afin d’inciter les autorités françaises, à les démanteler. L’une des approches les plus symboliques aurait été d’attraper les migrants pour les renvoyer en Italie ou de les conduire derechef à la police française. Gap, chef-lieu du département des Hautes-Alpes, ayant été leur zone favorite d’intervention.

Une action qu’aujourd’hui la justice française avait décidé de sanctionner, à cause de la « confusion avec l’exercice d’une fonction publique ». Du coup, ce jeudi , compte-tenu de la nature extrêmement grave des faits» aurait-il décidé que Clément Gandelin, 24 ans, président de Génération identitaire, son porte-parole Romain Espino, 26 ans, et Damien Lefèvre, 29 ans, organisateur actif du mouvement, étaient coupables de « trouble à l’ordre public occasionné non seulement pendant leur période de commission mais de manière durable dans le département… » et les condamnait ; à six mois de prison ferme , 2.000 euros d’amende, ainsi que « la privation de leurs droits civiques, civils et de famille » pendant une durée de cinq ans.

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