L’affaire Carlos Ghosn connaît désormais un volet américain. Le chef d’entreprises français est accusé de fraudes aux Etats-Unis. Le gendarme américain de la Bourse (SEC) accuse l’ex PDG de l’alliance Renault-Nissan d’avoir dissimulé au total une somme de 140 millions de dollars qui devrait lui être versée comme rémunération à son départ à la retraite. La manœuvre a été habilement menée avec le concours de Greg Kelly, son adjoint et fidèle collaborateur de Carlos Ghosn.

Dans un communiqué en date de ce jour 23 septembre 2019, la SEC accuse le chef d’entreprise français et son auxiliaire d’une « combine visant à dissimuler plus de 90 millions de dollars de rémunération, et a aussi augmenté de plus de 50 millions l’indemnité de retraite de Ghosn ». Carlos Ghosn n’a ni nié ni contredit les faits. Ses avocats ont simplement préféré négocier avec la SEC.

Amende et interdiction de siéger dans un
Conseil d’administration

L’ex PDG a accepté de verser une amende civile d’un million de dollars doublée d’une interdiction de diriger pendant les dix prochaines années une entreprise cotée en Bourse, ni d’en être un membre du Conseil d’administration. Son adjoint et complice Greg Kelly remboursera 100 000 dollars avec les mêmes interdictions de diriger ou d’être membre d’un conseil d’administration d’une société cotée en Bourse pendant les cinq années à venir.

Un règlement satisfaisant

Les avocats de l’entrepreneur français se disent satisfaits de cet arrangement conclu avec les autorités américaines. Cet arrangement sans reconnaissance d’actes répréhensibles vient couper court aux poursuites contre Carlos Ghosn aux Usa. Néanmoins ce dernier est toujours accusé d’« abus de confiance aggravé » au Japon et est en liberté conditionnelle après deux arrestations.   

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